TOP 14 Orange – Revue d’effectif : TOULOUSE

Jusqu'au coup d'envoi du championnat, lnr.fr vous propose chaque jour de découvrir l'une des équipes qui participera au TOP 14 Orange 2010-2011, au travers d'une interview de l'un de ses acteurs et de son parcours de la saison passée. Aujourd'hui, place à Toulouse, l’ogre du rugby français. Demi-finaliste pour la 17ème fois de suite du championnat et vainqueur de son quatrième titre européen, le Stade visera le doublé, si difficile à atteindre… mais impossible n’est pas toulousain !

Jean-Baptiste Elissalde : « S'appuyer sur les bases du rugby »

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Joueur la saison passée, Jean-Baptiste Elissalde a rejoint Guy Novès de l'autre côté de la barrière, pour s'occuper des lignes arrières du Stade Toulousain. (c) Presse Sports

A un an de la fin de son contrat, Jean-Baptiste Elissalde a choisi de mettre fin à sa carrière de joueur et d'embrasser celle d'entraîneur des arrières, toujours au Stade Toulousain. Il aborde ce nouveau défi avec humilité, et l'envie de faire profiter de son expérience au groupe.

Comment s'est passée la reprise ?

Bien, plutôt tranquillement. Même si je suis passé de l'autre côté, et qu'au lieu de courir, je regarde les autres courir ! L'effectif se garnit, petit à petit, les internationaux reviennent.

Devenir entraîneur des arrières du club, vous y songiez ou est-ce venu par hasard ?

Je n'avais pas de plan de carrière prédéfini, mais je savais au fond de moi qu'un jour cela pouvait arriver. J'ai passé mes diplômes d'entraîneur la saison dernière dans ce but. Et puis Guy Novès m'a proposé d'intégrer son staff, de devenir entraîneur des arrières. J'ai beaucoup pesé le pour et le contre, d'autant qu'il me restait encore un an de contrat en tant que joueur. Et puis j'ai accepté cette mission. C'est pour moi un honneur et une chance de pouvoir coacher ces garçons.

Vos relations avec vos ex-coéquipiers ont-elles changé avec vos nouvelles fonctions ?

Pas complètement, du moins pas encore ! Mais j'imagine qu'avec le temps, les distances entre nous vont s'agrandir un peu. Mais je compte sur eux, leur intelligence, et aussi sur moi, pour que nos relations restent les meilleures possibles. L'important, c'est que tout le monde y trouve son compte.

A part votre fonction, qu'est-ce qui a changé à l'intersaison à Toulouse ?

Pas grand-chose, en fait ! Il y a juste des nouveaux locaux pour le staff, et l'espace pour les joueurs à côté du vestiaire a été réaménagé. Comme chaque intersaison, le recrutement s'est fait par petites touches, sans chambouler ce qui était en place. On reste dans la continuité des exercices précédents, avec quelques joueurs venus de l'extérieur et pas mal de jeunes du centre de formation que l'on a incorporé à l'équipe pro.

A propos des jeunes, quel joueur du Stade Toulousain peut exploser cette saison ?

Même si je le savais, je ne vous le dirais pas ! J'ai mon idée, mais je ne veux pas faire de jaloux. L'important, c'est qu'on leur donne du temps pour s'exprimer. Avec des hommes comme Philippe Rougé-Thomas, ils sont bien encadrés. Je suis convaincu qu'un certain nombre d'entre eux vont se révéler au Stade Toulousain dans les deux-trois ans.

Depuis quelques saisons, le jeu toulousain a évolué, avec moins d'envolées au large que par le passé. Allez-vous continuer sur cette voie ou revenir à ce qui a fait la réputation du jeu toulousain ?

Non, il n'y aura pas de révolution. En tout cas, ce n'est pas à moi de la faire. Je peux apporter mes connaissances, mon expérience du terrain, mais révolutionner le jeu de l'équipe, non. On s'appuiera donc sur les bases du rugby : une bonne conquête et une bonne défense avant tout, avant d'y mettre les ingrédients pour que le jeu soit plus alerte. L'objectif, c'est de faire quelque chose de cohérent et d'efficace. Et puis, c'est assez délicat de parler de « jeu à la toulousaine », parce que certes, ça a fait notre force par le passé, mais ça nous a aussi joué des tours. Donc on s'appuiera sur la conquête et la défense, avant d'utiliser au mieux le ballon.

Comment jugez-vous le niveau du TOP 14 Orange ?

Très bon ! La saison dernière, des équipes comme Toulon et le Racing ont fait un parcours remarquable, allant tous les deux jusqu'en phase finale. Biarritz et le Stade Français vont revenir dans la course, j'en suis sûr. Le championnat est de plus en plus homogène, les écarts se resserrent de plus en plus. Et le niveau n'en est que meilleur.

Les favoris sont connus, mais une équipe peut-elle créer la surprise ?

C'est difficile à dire, ça dépend de beaucoup de choses : comment est agencé le calendrier, si des équipes jouent à fond la Coupe d'Europe, etc. Je vois bien Brive, Bayonne ou Montpellier jouer les trouble-fêtes. Mais la saison sera longue et difficile.

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