TOP 14 Orange - J22 Damien Traille (Biarritz) : « Faux pas interdit »

Une semaine après la fin du Tournoi des VI Nations, Damien Traille a retrouvé le chemin du TOP 14 Orange avec le Biarritz Olympique. Victorieux du Pays de Galles la semaine passée, le centre international va tenter d'apporter toute son expérience de double champion de France (en 2005 et 2006), pour aider son club à retrouver les cimes hexagonales. Des cimes qui passent par une bonne performance ce week-end, à Anoeta contre le voisin bayonnais...
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Que ce soit à l'ouverture, au centre ou à l'arrière, Damien Traille revient en club pour tout donner, ne plus connaître de faux pas, et espère revivre des saison aussi plaisantes que 2005 et 2006, années des derniers titres biarrots.

- Le dernier match du Tournoi remporté, revient-on plus facilement au championnat ?
Evidemment, c'est toujours mieux de revenir dans le club avec une victoire en poche pour préparer au mieux le prochain match. Il était important de montrer autre chose que notre prestation en Italie. Même si cette victoire n'enlève pas la contre performance de la semaine d'avant, elle nous permet de terminer sur une bonne note, et de nous redonner confiance.

- Après le match en Italie, vous vous deviez de réagir…
À Rome, nous avions oublié les bases de notre sport. Nous avions manqué d'agressivité, d'implication dans le jeu. Notre engagement n'a pas été suffisant et c'est logiquement que nous sommes passés au travers. Lorsque l'on a vu l'Italie revenir petit à petit, on a perdu confiance en nous et ils nous ont battu. La semaine d'avant, nous avions tellement peur de prendre quarante points qu'on avait tout fait pour sortir un gros match. En Italie, on a un peu relâché la pression, en oubliant que la formation transalpine gagnait en maturité et que ce n'était pas simple de les battre. On a vu qu'ils ont pratiqué un beau rugby et ça a payé. Heureusement que la victoire contre le Pays de Galles est là. Ca ne nous sauve pas, mais ça nous apporte quelques certitudes.

- Quel bilan pouvez-vous tirer de ce Tournoi des VI Nations ?
Sur le plan personnel, je pense que j'ai réalisé un bon Tournoi, dans la lignée de mes dernières sorties avec le XV de France. J'ai fait de bonnes performances aux différents postes dans lesquels j'ai joué. Mais le plus important reste le collectif, finir sur une bonne note c'était important. Il nous fallait répondre correctement après la défaite subie en Italie. Une nouvelle défaite nous aurait fait du mal. On s'évite des doutes. Le groupe s'est bien ressoudé après le match à Rome, on a sorti la tête de l'eau et c'est bien pour le moral de savoir que l'on peut réagir. C'est peut-être une bonne chose d'avoir des piques comme celui-là avant la prochaine échéance.

- Participer à la prochaine Coupe du Monde, c'est un objectif ?
Participer à une troisième Coupe du Monde est évidemment un objectif personnel. J'ai eu la chance d'en faire déjà deux, mais l'objectif c'est d'être dans les trente retenus. Mais le rugby est un sport de concurrence, et la liste fera des heureux et des malheureux. On sait que les six qui sont partis après l'Italie ont payé les pots cassés. Je n'aimerai pas vivre la même situation…

- Vous retrouvez le TOP 14 Orange pour le derby face à Bayonne, comment abordez-vous ce match ?
Toutes les rencontres doivent rester importantes, mais c'est vrai que ce Biarritz-Bayonne revêt un intérêt plus grand pour nous. De plus, on va jouer à Anoeta, ça nous met un peu plus la pression du résultat, parce que c'est un derby, que ce sera la fête du rugby au pays Basque espagnol. C'est un match qu'on ne doit pas perdre. Les deux équipes sont proches au classement, cette rencontre offre un réel enjeu sportif, la qualification pour les barrages n'est assurée pour aucune des deux formations. Il ne reste plus beaucoup de match, alors faux pas interdit.

- On parle souvent d'honneur dans le rugby… ?
C'est évident qu'un Biarritz-Bayonne ou Bayonne-Biarritz, ce n'est pas un match comme un autre. Aujourd'hui, on a la possibilité de donner du bonheur à nos supporters, à nos dirigeants. Un derby, c'est l'honneur qui est en jeu. Une victoire donnerai du sourire à ceux qui nous soutiennent, ce sont ces moments là qui sont importants quand on est joueur.

- Malgré la délocalisation, la ville vit-elle différemment avant ce choc ?
Evidemment, il y a un engouement plus important que sur les autres rencontres que l'on doit jouer en cours de saison. C'est un match, qui plus est délocalisé, ce sera la fête. C'est une rencontre importante entre deux villes séparées de seulement cinq kilomètres. Celui qui l'emportera va chambrer l'autre, c'est comme ça depuis des années. Tout le monde veut s'exprimer dans ce genre de derby, même si aujourd'hui, il y a moins de saveur, moins d'animosité qu'auparavant. On sent que c'est un match particulier. Pour nous, joueurs, ce derby est aussi une façon de s'exposer devant plus de personnes. On profite autant du terrain que les supporters.

- Il n'y a que six points d'écart entre Castres, troisième, et Perpignan, neuvième, comment l'expliquez-vous ?
Beaucoup de clubs se sont largement renforcés, à l'image du Racing Metro 92 et du RC Toulon qui sont montés ces dernières saisons et qui ont recruté beaucoup de grands joueurs. Ces effectifs se sont vite mis à bien tourner et jouent les premiers rôles depuis leur retour dans l'élite. Aujourd'hui, il y a huit ou neuf équipes qui peuvent prétendre aux places en phase finale, ça rend le championnat encore plus intéressant.

- Sur quoi va se jouer la fin de saison dans le haut de tableau ?
Il faudra mettre beaucoup d'implication dans toutes les rencontres. Le championnat restera serré jusqu'au bout, il ne faudra rien lâcher. En premier lieu, il faudra bien assurer les rencontres à domicile, tout en essayant de grappiller des points à l'extérieur. Le Racing et Toulouse sont un cran au-dessus, mais il reste encore quelques matches importants. La Coupe d'Europe va venir aussi se greffer à un calendrier déjà chargé. Tous les matchs seront importants jusqu'au bout.

- Cette saison, on vous a vu plus souvent au poste d'ouvreur, comment vous y sentez-vous ?
J'avais parlé à mes dirigeants et entraîneurs au début de la saison de mon intention de jouer un peu plus au poste d'ouvreur, c'était un souhait personnel et ma blessure aux adducteurs a retardé mon retour sur le terrain. Je n'avais pas réalisé une préparation adéquat et j'ai eu plus de mal à reprendre. Même si j'ai joué plus souvent à l'ouverture, je n'ai pas fermé la porte aux autres postes. Je suis disponible que ce soit à l'ouverture, au centre ou à l'arrière. Je donne tout sur le terrain, quel que soit mon poste.

- Personnellement, comment jugez-vous votre saison ?
Mon début de saison a été perturbé par des blessures, j'ai raté les deux premiers mois de compétition et j'ai mis pas mal de temps à m'en remettre. Mais cette saison, j'ai pris beaucoup de plaisir, même si le club a connu des hauts et des bas. Mon objectif principal est d'emmener le Biarritz Olympique jusqu'aux phases finales, de revivre les années 2005 et 2006. On s'entraîne beaucoup pour y parvenir de nouveau et ne pas revivre ce qu'on a vécu l'an passé. C'est dur d'être éliminé en cours de route, on regarde les demi-finales, tout en se disant qu'on aimerait bien y être. Je ne veux pas revivre ça cette saison.

Damien
TRAILLE

Né le : 12-06-1979

Nat. : France

3/4 centre

Taille : 193 cm

Poids : 103 kg

Club : Pau / au 19-05-2015:

MatchsTitulairePointsPoste
15152012
Détails des matchs joués
PRO D215Essais4
Titulaire15Trans.0
Remplacant0Pénalités0
Entrée en jeu0 / 0Drops0
Poste le + joué12Carton J4
2ème poste0Carton R0
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