TOP 14 Orange, finale : Toulouse – Montpellier : inédit et historique !

La finale de ce 4 juin 2011, en plus d’offrir une affiche inédite au championnat de France de rugby, sera quoiqu’il arrive historique. 18ème Brennus pour Toulouse, ou premier pour Montpellier, le vainqueur de l’épreuve entrera dans l’histoire. Espérons que les promesses de jeu des équipes, affichées toute la saison, soient tenues à cette occasion, et qu’elles nous assurent une grande finale…
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Qui, des expérimentés toulousains de Maxime Médard, ou des fougueux montpelliérains de Fulgence Ouedraogo, toucheront le Brennus des doigts ?

C'est quoiqu'il arrive un moment historique qui clôturera cette 13ème finale de l'ère professionnelle. Soit le Stade Toulousain, club le plus titré de l'hexagone, soulèvera son 18ème Brennus de l'histoire, soit Montpellier qui, atteignant ce niveau de la compétition pour la première fois de son histoire, offrira au championnat de France son 28ème champion.

Quoiqu'il arrive également, cette finale promet du jeu, entre la formation la plus prolifique en termes d'essais (62 pour le Stade à l'issue de la 26ème, 64 après les demi-finales) et l'équipe animée par la fougue de sa jeune garde, portée sur le jeu au large et l'inspiration. Deux qualités qui ont permis aux deux formations de réaliser des parcours solides en phase préliminaire et de leur permettre de voir plus loin.

En effet, premier au soir de la 11ème journée, le Stade Toulousain menait le championnat grand train, ne quittant plus son fauteuil de leader jusqu'au soir de la 26ème. Eliminé de la HCup en demi-finale par le futur vainqueur de l'épreuve, le Leinster, Toulouse bénéficiait de 20 jours sans matchs avant d'aborder sa demi-finale de Marseille.

Trêve bien évidemment bénéfique pour les organismes, cela pouvait cependant poser des problèmes de rythme. Surtout face à des Clermontois ayant montré toutes leurs capacité mentale face à Biarritz en match de barrage. En effet, les Jaunards se qualifiaient pour une 5ème demi-finale consécutive et visaient une 5ème finale de rang, ce qui leur aurait permis d'égaler le grand Béziers, seule formation à être parvenue récemment à réaliser cet exploit entre 1974 et 1978, le Stade Bordelais ayant été finaliste 8 fois entre 1904 et 1911.

Toulouse, 11ème finale en 20 ans

Il en fallait plus pour inquiéter l'armada Rouge et Noire. Intraitables en défense à l'image d'un immense Thierry Dusautoir tuant dans l'œuf toutes les velléités asémistes… hyper réalistes en attaque à l'image de Caucaunibuca frappant à l'entame et en clôture du match… les Toulousains ne laissèrent aucun répit aux Auvergnats, prouvant que le Stade reste toujours l'un des grands favoris au titre…

… ainsi, justement vainqueur du champion en titre, les Stadistes fêtaient avec panache leur 18ème demi-finale de championnat consécutive (Toulouse est présent à ce niveau depuis la saison 1993-1994) pour atteindre leur 24ème finale de l'histoire, la 11ème en 20 ans !

Ce sera en revanche la première des Montpelliérains. Mais loin d'inquiéter les Héraultais, cela va les motiver, car c'est somme toute l'année des premières du côté héraultais. Première qualification en match de barrage et donc première participation à la HCup assurée. Première participation aux demi-finales. Et désormais première finale ! Premier titre ? Pourquoi pas.

Ils en sont capables. Cette participation aux phases finales et cette accession au Stade de France sont loin d'être des surprises. Présents dans les places qualificatives à 24 reprises lors de la phase préliminaire (11ème au soir de la 1ère journée, 7ème lors de la 25ème), les hommes du duo Béchu–Galthier ont réalisé une superbe et une très solide saison. Résultat de l'envie immense d'un groupe sans complexe et plein de talent.

Montpellier, une campagne « tout bonus »

S'exportant même avec succès sur la scène européenne en jouant les quarts de l'Amlin Challenge Cup, c'est pleins de fougue qu'ils ont mené avec réussite leur campagne nationale et atteint leurs objectifs, avec au passage des victoires probantes sur tous les ténors du TOP 14 Orange,

Dans le sillage de leur capitaine Fulgence Ouedraogo, c'est sur un petit nuage et dans une campagne « tout bonus » que les Montpelliérains se sont lancés en phases finales. D'abord à Castres en match de barrage (18-17), puis au Vélodrome de Marseille face au Racing-Métro 92 en demi-finale (26-25). Comme tout au long de la saison, le succès est à nouveau venu récompenser un groupe d' « ados », comme ils aiment à se présenter.

Mais d'ados, ils n'ont que l'état d'esprit, car sur la pelouse, le résultat est à la hauteur d'une armada bien rôdée. Preuve en est, le superbe combat livré devant dans le Tarn, le réalisme affiché dans les Bouches-du-Rhône, et la réussite de l'infaillible Bustos Moyano tout au long du parcours, malgré une pression de tous les instants.

C'est encore un nouveau palier qui se présente à cette fougueuse formation héraultaise. C'est dans l'enceinte dyonisienne, sous les yeux du précieux Brennus, et face à un grand habitué de l'évènement que la dernière rencontre va se disputer. Les Héraultais ont prouvé qu'ils étaient capables de se mettre au diapason jusque-là, et il n'y a pas de raison que cela soit différent cette fois, d'autant qu'en grand habitué de ce type de rendez-vous, Fabien Galthié aura su préparer ses troupes au combat.

Il faudra battre Toulouse, vainqueur en 2008 pour la dernière fois et qui aura son 18ème Bouclier en ligne de mire. Et si le coach montpelliérain connait cette épreuve, celui des Rouge et Noire la maîtrise ! Cela promet une superbe confrontation, sur et au bord du terrain, et quoiqu'il arrive, la saison 2010-2011 offrira un superbe champion… historique qui plus est, entre record et nouveauté.

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