TOP 14, demi-finales – Toulon – Paris : une première

Si la rencontre de ce vendredi va opposer le tenant du titre et l’une des formations les plus titrées de l’hexagone, il n’en demeure pas moins qu’il s’agira d’une première à ce stade de la compétition. Toulon va-t-il à nouveau confirmer son rang ou Paris poursuivra-t-il son retour au sommet.

Opposant deux formations fortement représentatives du rugby français, cette première demi-finale enverra quoiqu’il arrive un grand nom en finale le 13 juin au Stade de France. D’un côté, le RCT, champion en titre, de l’autre, le Stade Français, qui avec ses 13 Brennus, est l’une des formations les plus titrées de l’hexagone, la deuxième pour être précis, derrière le Stade Toulousain et ses 19 sacres.

Autant dire que ce premier rendez-vous bordelais vaut le détour. Mais pas seulement pour ces seules informations, pour l’histoire récente et l’évolution des deux clubs également. En effet, si Paris est de nouveau en phase finales, il a longtemps disparu des radars. A partir de 2009, le Stade Français n’a plus été l’épouvantail qu’il était les années auparavant, ne jouant plus les phases finales et terminant ses saisons dans le ventre mou du championnat. Une situation indigne d’un club de ce niveau qui aura su effectuer sa mue sans s’affoler et bien lui en aura pris. 

Cela a été grandement rendu possible grâce à la confiance que les dirigeants et le staff de la formation de la Capitale ont donné à leurs jeunes pousses, véritable génération dorée du club. A l’image des Plisson, Bonneval (tous deux blessés), Slimani, Danty et autre Flanquart, Paris a pu s’appuyer sur des jeunes plein d’envie et de talent. Mais livrée à elle seule, cette fougue n’aurait certainement pas pu atteindre ces demi-finales. Il faut rendre hommage aux cadres qui l’ont encadrée, Papé, Parisse, Dupuy, Fillol, Burban, Arias… mais également à Gonzalo Quesada et ses adjoints qui ont su tirer le meilleur de cette alliance de génération. 

Résultat, Paris retrouve les phases finales pour la première depuis six ans et rêve de poursuivre l’aventure, bien calé sur son petit nuage… même s’il risque d’y avoir des intempéries, et même des grosses. Car en face, ce n’est ni plus ni moins que l’ogre du TOP 14, mais également de la Coupe d’Europe, qui va se dresser. Champion de France en titre, et triple vainqueur de la compétition continentale, Toulon est en quête d’une huitième finale en quatre ans !

Un objectif totalement dans les cordes des Varois qui sont devenus une véritable machine gagner, les chiffres le prouvant, eux qui ne se sont inclinés qu’à trois reprises en 19 matches de phases finales ces quatre dernières années, en finale du TOP 14 en 2012 (12-18 face à Toulouse) et 2013 (14-19 contre Castres), et en finale du Challenge Européen en 2012 (18-21 face à Biarritz). Un succès pour leur 20ème sortie serait parfaite pour rallier Saint-Denis pour la quatrième saison de suite, et tenter de conserver son titre.

Mais pour cela, il va falloir écarter une formation francilienne qui, même si elle en aura, sera moins sous pression que le tenant du titre, et qui a surtout enlevé les deux confrontations de la saison régulière, 28-24 sur la rade à l’aller, 30-6 au retour dans la Capitale. Le Racing-Métro 92, qui était avant son barrage dans la même situation que Toulon, peut témoigner que l’ascendant psychologique pris par le Stade Français après ces deux victoires hors phases finales n’était pas inexistant.

Retrouvez l'historique de Toulon en demi-finales

Retrouvez l'historique de Paris en demi-finales

Articles liés

Informations Liées

Partagez cette page sur

La vidéo du moment

> Accèder à toutes les vidéos