PRO D2 : ILS SERONT LES JOUEURS À SUIVRE DE PRÈS CETTE SAISON

Au fil des saisons, la PRO D2 s’est faite une solide réputation pour son niveau de jeu et la qualité des joueurs qui y évoluent. À la fois révélatrice de talents, et division idéale pour des joueurs de renom en quête de relance, elle permet de conjuguer jeunesse et expérience. Voici le tour d’horizon, club par club, des joueurs sur qui il faudra avoir un regard particulier, pour de multiples raisons.

 

THOMAS VINCENT (Demi d’ouverture, SU Agen)

De retour dans son club de cœur après un prêt abouti en… PRO D2, à Aurillac, le demi d’ouverture devrait maintenant être un élément majeur du collectif agenais censé faire oublier une terrible saison en TOP 14. Lors de ses trois premières saisons pros avec le SUA, le joueur de 22 ans n’avait disputé que 17 rencontres. Mais la saison passée, il a pris part à 23 matchs de la formation cantalienne et a été un artisan du maintien, démontrant par la même occasion ses qualités de buteur. Il revient dans le Lot-et-Garonne riche de cette aventure, et surtout plein d’envie.

 

ELIJAH NIKO (Trois-quarts, Stade Aurillacois)

Ce sont des retrouvailles avec la PRO D2 pour l’ailier ou centre australien, arrivé en France une première fois en 2013 et qui après des expériences à Pau, Albi et Béziers, avait pris la direction de la deuxième division anglaise en 2018. Leeds, Ealing Trailfinders et Bedford auront été ses récents points de chute. Ancien treiziste, âgé de 30 ans, il dispose de qualités spécifiques. Son physique mêlé à sa technique seront des atouts précieux pour les Cantaliens. Solide sur les appuis, capable de jouer dans la défense et plaqueur rude, voilà ses principales caractéristiques.

 

YANN DAVID (Centre, Aviron Bayonnais)

Depuis ses débuts à 17 ans avec le CS Bourgoin-Jallieu, c’est une énorme carrière que réalise le trois-quarts centre international (4 sélections), fort de plus de 200 matchs de TOP 14 et deux Brennus et plus de 40 en Coupe d’Europe avec un titre. Le voilà désormais en PRO D2 sous les couleurs bayonnaises avec cette envie, à 33 ans, de retrouver l’élite. Joueur puissant, capable de casser des lignes et jouer en fixation pour libérer des espaces autour de lui, ce sera très certainement un fer de lance de l’attaque de l’Aviron, reléguée et qui reste plus que jamais ambitieuse.

 

MAXIME ESPEUT (Ailier, AS Béziers Hérault)

21 ans et l’avenir devant lui, mais déjà sous le feu des projecteurs. Auteur de 7 essais avec l’ASBH la saison dernière, pour sa première en tant que titulaire, après 6 apparitions les deux précédentes saisons, l’ailier ou centre se tourne vers un exercice qui doit être celui de la confirmation. Le club biterrois se réjouit d’avoir réussi à conserver la pépite qu’il a formée et doit lui permettre de regarder vers le haut de la PRO D2. Il va - on lui souhaite - démontrer une fois de plus toute l’étendue de son talent. Vu aussi sur les terrains de Sevens, sa palette technique est large.

 

MALIETOA HINGANO (Centre, US Bressane)

Le promu bressan sait qu’il va devoir s’appuyer sur un maximum d’expérience s’il veut décrocher ce maintien, et l’international tongien (7 sélections, participation à la Coupe du Monde 2019), arrivé de Bayonne, sera un atout de choix. Rodé au TOP 14 avec ses autres expériences à La Rochelle, Clermont et Paris, ce seront par contre ses débuts en PRO D2, à 29 ans. Australien d’origine, ayant justement évolué à Manly et aux Sydney Rays, il s’était aussi forgé un pedigree au Japon sous les couleurs des Honda Heat. Ce casseur de ligne(s) sera une attraction en Bresse.

 

MAXIME MARTY (Ailier, US Carcassonne)

À 23 ans, l’ailier formé au Stade Toulousain veut donner un nouvel élan à sa jeune carrière, après avoir disputé 5 matchs de la campagne toulousaine vers son 21e Bouclier de Brennus. Longtemps présenté comme un espoir à son poste, il dispose déjà d’une certaine expérience car il a remporté la PRO D2 lors de son prêt à Bayonne en 2018-2019, a été sacré Champion du Monde U20 en 2018, et avait été prêté à Mont-de-Marsan lors de la seconde partie de la saison 2019-2020. Sa vitesse dans les petits espaces et son explosivité sont ses qualités. Il veut franchir un cap.

 

WAËL PONPON (Troisième ligne, US Colomiers)

Issu du centre de formation columérin, le flanker de 23 ans s’est fait une véritable place en équipe première la saison dernière, avec 18 apparitions et 3 essais. Sa première apparition en pro remonte seulement à novembre 2018 et l’on devine chez lui un énorme potentiel. Ce n’est pas pour rien qu’il avait été sollicité par le staff du XV de France comme un partenaire d’entrainement avant le match des VI Nations face à l’Italie, en début d’année. Travailleur de l’ombre, ultra précieux dans le combat, il est aujourd’hui dans la lumière et entend s’affirmer dans cette PRO D2.

 

ANGE CAPUOZZO (Arrière, FC Grenoble Rugby)

Son club formateur a de la chance de pouvoir encore compter sur l’arrière franco-italien, qui a participé au Mondial U20 avec la Squadra Azzurra en 2019, et qui a 22 ans s’est installé comme un titulaire de l’équipe iséroise. Avec déjà 33 matchs de PRO D2 et 12 essais marqués, ses qualités d’élimination, de vitesse et de relance sont impressionnantes. C’est un joueur en plus polyvalent qui peut basculer à l’aile et même aux deux postes de la charnière. On sent qu’il est d’ailleurs à l’aise dans le groupe et il n’hésite pas à prendre ses responsabilités. C’est le spectacle assuré !

 

LÉO COLY (Demi-de-mêlée, Stade Montois)

À seulement 21 ans, le Rennais de naissance a grandi à Biscarosse et c’est donc sous les couleurs montoises qu’il s’est révélé. Vu pour la première fois en pro en décembre 2018 à 19 ans, il a depuis gagné en maturité sur les deux dernières saisons au point de s’affirmer de plus en plus à ce poste de demi-de-mêlée, avec un vrai sens du collectif. Champion du Monde U20 en 2019, il est également capable de buter et a lui aussi été appelé comme partenaire d’entrainement du XV de France en 2021 avant le match contre l’Italie. Et il assume déjà les attentes placées sur lui.

 

ANTHONY MERIC (Demi-de-mêlée, US Montauban)

Voir le demi-de-mêlée porter le maillot de Sapiac en professionnel sera forcément une attraction au fil de la saison pour le natif de Montauban, qui a débuté en vert et noir chez les jeunes, puis qui est parti au Pôle Espoirs de Toulouse à l’âge de 16 ans. Mais c’est avec Toulon qu’il a fait ses débuts professionnels en 2015, évoluant également une saison en prêt dans les rangs toulousains, avant de faire le choix de renouer avec ses racines, à 26 ans. Clairement, c’est un coup d’accélérateur qu’il veut donner à sa carrière et nul doute que son envie sera grande avec l’USM.

 

MOHAMED BOUGHANMI (Pilier, RC Narbonne)

L’international français (1 cape en 2017) débarque dans l’Aude avec une grosse détermination, celle de prouver à tous qu’il est encore capable de jouer les premiers rôles à son poste, alors qu’il est âgé de 29 ans. S’il n’a en effet pas été épargné par les blessures ces dernières saisons, il dispose malgré tout d’un parcours solide et d’expérience : Bobigny, Béziers, Toulon, La Rochelle et Pau. Plus de 50 matchs de TOP 14 dans les jambes, une trentaine de PRO D2, 15 en Coupe d’Europe, voilà un atout de poids à droite de la première ligne narbonnaise dans la quête du maintien.

 

LUKA PLATARET (Troisième ligne, USO Nevers)

L’Ardéchois connait une trajectoire fulgurante avec l’USON, depuis ses deux premiers matchs disputés en pro lors de la saison 2019-2020. La saison dernière, il a pris part à 25 matchs (dont 19 titularisations) et a inscrit deux essais. Il est donc devenu un maillon essentiel, un cadre d’une équipe qui sera ambitieuse et revancharde, après avoir manqué la qualification. À bientôt 22 ans, on prend peu à peu la mesure de son énorme potentiel et ce plaqueur infatigable, bon gratteur et capable de porter le ballon, sera une pièce importante de la défense nivernaise.

 

SACHA ZEGUEUR (Troisième ligne, Oyonnax Rugby)

Pur produit de la formation oyonnaxienne, double Champion du Monde U20, le troisième ligne de 22 ans entame déjà sa quatrième saison chez les pros. Surtout, après un exercice qui l’aura vu être appelé par le XV de France pour se familiariser avec le groupe pour pourquoi pas tirer son épingle du jeu, mais aussi être victime d’une rupture des ligaments croisés d’un genou, son retour sur les terrains a tout de l’attraction. Joueur de talent et à la marge de progression énorme, cet exercice sera celui de la revanche et par la même occasion du rebond et de la confirmation.

 

ALEXANDRE FLANQUART (Deuxième ligne, Provence Rugby)

Ce n’est pas tous les jours qu’un international français (23 sélections), qui compte presque 200 matchs au plus haut niveau, débarque en PRO D2, surtout à 31 ans. Le deuxième ligne historique du Stade français, mondialiste en 2015 en Angleterre avec les Bleus, évoluait depuis 2019 à l’Union Bordeaux-Bègles et débarque en Provence dans le but de permettre à sa nouvelle équipe de franchir un palier. Réputé pour son professionnalisme et son sérieux, il ne vient pas à Aix-en-Provence non sans l’ambition de jouer les premiers rôles au sein de ce groupe, et au classement.

 

PAUL SURANO (Ailier, Rouen Normandie Rugby)

L’ailier s’est révélé aux yeux de la PRO D2 la saison dernière, avec 21 matchs et 8 essais marqués, contribuant grandement au maintien historique du club normand. Avant cela, il n’avait que 6 matchs pros dans ses jambes de feu, et à bientôt 23 ans, il a l’opportunité de confirmer. Formé au Havre mais natif de Perpignan, il rêve maintenant de TOP 14 et sait qu’il devra enchainer un autre exercice sur les mêmes standards s’il veut passer du rêve à la réalité. Capable de voir des opportunités comme peu de joueurs savent le faire, le potentiel est là, le talent est certain.

 

RODNEY AH YOU (pilier, RC Vannes)

Après plus de dix années passées outre-Manche, le pilier néo-zélandais ne devrait pas être totalement dépaysé en Bretagne. Sur les terrains de PRO D2, ce sera cependant différent pour cet international irlandais (3 sélections) et ancien boxeur. Polyvalent au sein de la première ligne, grand par la taille et capable de jouer à droite comme à gauche, ce sera surement un atout important pour la mêlée vannetaise. Il a de quoi voir venir car sa carrière, débutée à Canterbury, est riche de plus de 150 matchs avec le Connacht et il arrive en provenance de Newcastle.

 

Articles liés

Partagez cette page sur

La vidéo du moment

> Accèder à toutes les vidéos