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Solidarité, mérite, investissement, 126,5 M€ redistribués aux clubs à l'issue de la saison 2025/2026

Solidarité, mérite, investissement, 126,5 M€ redistribués aux clubs à l'issue de la saison 2025/2026 Solidarité, mérite, investissement, 126,5 M€ redistribués aux clubs à l'issue de la saison 2025/2026

Publié le 25/08/2026

Pour la première fois, la Ligue Nationale de Rugby (LNR) publie le détail de la redistribution de ses revenus par club de TOP 14 et de PRO D2.

 

Un modèle redistributif de référence

La clôture de la saison 2025/2026 a permis à l’Assemblée Générale de la LNR, réunie le 8 juillet dernier, de valider la répartition provisoire des revenus de la Ligue entre les clubs de TOP 14 et de PRO D2.


La publication inédite du détail par club vise à rendre plus lisible le fonctionnement d’un modèle économique singulier, dans lequel la valeur générée par les championnats est réinvestie au service des clubs et de l’ensemble de l’écosystème du rugby français. Cette répartition repose sur 3 critères :

  • la solidarité
  • la méritocratie sportive 
  • les incitations à l’investissement dans la formation et les infrastructures.


« Ce mécanisme de redistribution concilie solidarité collective, méritocratie sportive et incitation à l’investissement », souligne Yann ROUBERT, Président de la LNR. « En garantissant une base solide à chaque club tout en valorisant les résultats sportifs, la formation, la contribution aux équipes de France et l’amélioration de l’accueil du public, nous construisons le rugby professionnel français de demain. »

 

Solidarité : le socle du modèle

Au cœur du dispositif, la solidarité constitue l’un des fondements du modèle de redistribution de la LNR. Elle permet de consolider l’ensemble du rugby professionnel, de sécuriser l’équilibre économique des clubs et de préserver une compétition attractive dans les deux championnats.

➢ Cette solidarité s’exprime d’abord entre le TOP 14 et la PRO D2. La clé de répartition des revenus redistribués aux clubs — 70 % pour le TOP 14 et 30 % pour la PRO D2 — traduit un choix assumé. Elle est plus favorable aux 16 clubs de PRO D2 qu’une répartition strictement mécanique des revenus générés par les droits audiovisuels, les partenariats ou les phases finales. Ce choix structurel contribue à faire de la PRO D2 un championnat professionnel solide, attractif et compétitif, indispensable au maillage territorial, à l’émergence des talents et à la performance globale du rugby français.


➢ La solidarité s’exprime également entre les clubs d’un même championnat. Chaque club bénéficie d’un socle fixe et égalitaire, qui sécurise une base de financement commune, quelle que soit sa taille, son histoire ou ses ressources propres. En TOP 14, ce montant fixe diffère selon que le club est engagé en Investec Champions Cup ou en Challenge Cup. Il s’élève en moyenne à 3,2 M€ par club en TOP 14 et à 1,4 M€ par club en PRO D2.


➢ Enfin, la solidarité accompagne les trajectoires sportives. Les clubs promus ou relégués bénéficient de mécanismes spécifiques afin de sécuriser les transitions entre les championnats. La garantie minimale constitue également un filet de sécurité : elle assure qu’aucun club ne perçoit un montant inférieur au seuil prévu par les règles de redistribution


En TOP 14, sur 85,6 M€ redistribués aux 14 clubs, la solidarité représente 52 % du total. En PRO D2, sur 37,8 M€, elle représente 62 %, ce qui illustre le rôle central de la redistribution dans l’équilibre économique de ce championnat.

 

Méritocratie sportive : valoriser les résultats dans la durée et la contribution aux Equipes de France

Au-delà du socle solidaire, la redistribution repose également sur un principe de méritocratie sportive. 


➢ Ce critère prend en compte les résultats des clubs au cours de la saison en cours, en TOP 14, PRO D2, mais aussi en Coupe d’Europe (à partir des demi-finales en Investec Champions Cup, à partir de la finale en Challenge Cup), ainsi que dans la durée, avec une prise en compte du classement dans le championnat domestique sur les cinq dernières saisons. En TOP 14, cela représente entre 0,6 M€ et 2,3 M€ par club et en PRO D2 entre 0,1 M€ et 0,5M€. 


➢ La méritocratie s’exprime également à travers le soutien aux clubs qui contribuent aux équipes de France. Les clubs qui mettent des joueurs à disposition des sélections nationales participent directement à la performance du rugby français. La redistribution permet ainsi de reconnaître et d’accompagner cet engagement, en compensant l’absence de ces joueurs pendant les périodes internationales (à hauteur de 1900 € par jour de mise à disposition pour le XV de France). Cette somme peut atteindre jusqu’à 1,7 M€ pour les clubs qui contribuent le plus aux Equipes de France.
La part liée à la méritocratie sportive représente 27,3 M€ en TOP 14, soit 33 % de la redistribution et 4,6 M€ en PRO D2, soit 12 % de la redistribution.

 

Incitations : orienter les choix structurants des clubs

La redistribution constitue enfin un levier d’incitation à l’investissement dans les priorités stratégiques du rugby professionnel français.


➢ Les clubs sont incités à investir dans la politique de formation et à faire jouer des joueurs issus de la formation française, tout en valorisant spécifiquement le temps de jeu des joueurs issus de leur propre centre de formation (JIFF). Ce critère soutient un objectif stratégique : former davantage de joueurs de haut niveau, renforcer les parcours de formation et alimenter durablement les championnats comme les sélections nationales. Les clubs les plus engagés sur ce sujet perçoivent jusqu’à 1 M€ en TOP 14 et 0,6 M€ en PRO D2.


➢ Les mécanismes d’incitation intègrent également un critère relatif aux infrastructures à travers le Label Stade. Là encore, la logique est méritocratique, avec des montants pouvant atteindre 0,4 M€ en TOP 14 et 0,2 M€ en PRO D2. Ce critère contribue à améliorer l’attractivité des championnats et la qualité des rendez-vous proposés aux supporters.

Cette part liée aux incitations représente 12,6 M€ en TOP 14, soit 15 % de la redistribution et 9,9 M€ en PRO D2, soit 26 % de la redistribution.

 

La redistribution de la LNR aux clubs de TOP 14 représente 6,1 M€ en moyenne par club :

  • Solidarité : 3,3 M€ en moyenne par club ; 
  • Méritocratie sportive : 1,9 M€ en moyenne par club ; 
  • Incitations : 0,9 M€ en moyenne par club.

 

La redistribution de la LNR aux clubs de PRO D2 représente 2,4 M€ en moyenne par club : 

  • Solidarité : 1,5 M€ en moyenne par club
  • Méritocratie sportive : 0,3 M€ en moyenne par club 
  • Incitations : 0,7 M€ en moyenne par club

 

Répartition des revenus de la LNR : 

Lors de la saison 2025/2026, l’action de la LNR a permis de réunir 190 M€ de revenus issus principalement des droits audiovisuels, du marketing, des revenus de matches et des versements de l’EPCR issus des compétitions européennes. Sur ce total, 144 M€ sont réinjectés dans l’écosystème, dont 126,5M€ de distribution nette aux clubs de TOP 14 et de PRO D2, 14,5 M€ vers les parties prenantes (FFR, Sport amateur au travers de la taxe dite « buffet» sur les droits audiovisuels, financement des syndicats) et 3 M€ au titre du remboursement d’un emprunt garanti par l’État lors de l’interruption des championnats en 2020 pendant la crise sanitaire.


Le solde, c’est-à-dire les revenus non redistribués, est consacré au financement des compétitions (9 % des revenus), y compris l’organisation des phases finales, à l’exécution des contrats commerciaux (8 %) et au fonctionnement de l’institution (3 % : communication, développement informatique, Plan Stratégique). Les frais de personnel bruts représentent eux 2,5% des revenus (3,9% augmentés des charges patronales).


Ce niveau de redistribution illustre la singularité du modèle du rugby professionnel français : un modèle qui développe des revenus, les réinvestit massivement dans les clubs et soutient solidairement l’ensemble de l’écosystème.