TOP 14 Palmarès
Par Baptiste LE BEUX, le 9 juin 2012.

Stade de France, Saint-Denis, 9 juin 2012

Retrouvez l’historique des finales du championnat de France de rugby depuis 1892 et sa première édition…

Les équipes :

TOULOUSE :
Poitrenaud – Clerc, David (Beauxis, 62e), Fritz, Matanavou – McAlister (Jauzion, 71e), Doussain (Burgess, 51e) – Picamoles, Dusautoir, Bouilhou – Albacete, Maestri (Lamboley, 77e), Johnston, Servat, Steenkamp (Human, 77e)
Entr : G. Novès, Y. Bru, J-B Elissalde

TOULON :
Lapeyre – Palisson, Bastareaud, Giteau, Smith – Wilkinson, Tillous-Borde – Fernandez-Lobbe, Armitage, Van Niekerk (Gunther, 71e) – Shaw (Samson, 62e), Botha, Kubrisahvili, Bruno (Ivaldi, 71e), Lewis Roberts (Emmanuelli, 74e)
Entr : O. Azam, P. Mignoni


Les points :

Toulouse : 6 pénalités McAlister (4e, 22e, 36e, 43e, 64e, 69e))

Montpellier : 4 pénalités Wilkinson (2e, 28e, 33e, 47e))


Les cartons :

Toulouse : Servat (51e, brutalité)

Toulon : Bruno (51e, brutalité), Kubriashvili (64e, fautes répétées)


Arbitre : Romain Poite (Midi-Pyrénées)


Pour la deuxième année consécutive, et après Montpellier une nouvelle équipe atteignait la finale depuis l’avènement du rugby professionnel en France. Pour la deuxième année consécutive, ce « nouvel » arrivant se dressait sur la route du Stade Toulousain. Pour la deuxième année consécutive, le match fut très serré. Mais pour la deuxième année consécutive, c’est l’ogre Toulousain qui s’est imposé.

Or, en ce 9 juin 2012, un indice aurait pu mettre la puce à l’oreille des spectateurs et des deux équipes. En effet, en lever de rideau de cette finale du TOP 14 Orange, la Coupe de la Fédération opposait le Comité Armagnac-Bigorre au Comité Côte d’Azur… au terme d’une rencontre de belle facture, les premiers cités s’imposaient 25-20. Un signe que le Sud-est ne serait pas à l’honneur ce jour-là.

Une impression confirmée plus de deux heures plus tard au coup de sifflet finale donné par Romain Poite, crucifiant les Toulonnais, sacrant les toulousains. Pourtant, entre temps, ils entretinrent l’espoir de soulever le quatrième Brennus du club Varois, le premier depuis 20 ans, dans une rencontre plus qu’équilibrée, plus qu’engagée.

Premier tournant du match, dès le coup d’envoi. La pluie s’invitant pour les premières minutes, l’entame de la rencontre fut confuse, entachée d’innombrables pertes de balles qui, pour le plus grand bonheur des deux équipes et pour le plus grand malheur des 79.612 spectateurs, ne furent jamais exploitées par les 30 acteurs présents sur la pelouse.

Mais si la farandole d’essai tant attendue après deux demies vierge dans ce secteur n’eut pas lieu, ce fut un festival défensif. A chaque iniative de l’une ou de l’autre équipe, les défenseurs s’en donnaient à cœur joie ! Ca découpait sévèrement dans ce premier acte, avec pour preuve les tampons de Picamoles sur Palisson, de Dusautoir sur Van Niekerk, de Steenkamp sur Lapeyre !

La défense prend le pas sur l’attaque

Mais la rencontre ne se limita pourtant pas à un mano à mano des faucheuses en chef. Avec un net avantage au niveau de la mêlée et une évidente capacité à se montrer dangereux dès qu’ils jouaient debout, les Toulousains auraient pu faire la différence… auraient pu seulement. Pour le reste, les deux formations se rendirent coups pour coups, les buteurs surtout. 3-3 après 20 minutes, 6-6 à la demi-heure de jeu, 9-9 à la pause, 100% de réussite sur pénalité pour Jonny Wilkinson et Luke McAlister, un drop raté de part et d’autre… Toulouse marquait sur les mêlées, Toulon sur le jeu au sol…

Pour le deuxième acte, bis repetita. Un coup de pied de part et d’autre faisaient gonfler le score à 12-12 à la 46ème. Après deux tentatives de pénalités toulonnaises de 50 mètres de Wilkinson puis de Lapeyre, précises mais trop courtes pour faire gonfler la marque, le Stade ne laissa pas passer sa chance. Au sortir d’une grosse séquence, le pilier varois Kubrisahvili se mettait à la faute dans ses 22 mètres, écopait d’un jaune et offrait une occasion rêvée à l’ouvreur néo-Zélandais du Stade de redonner l’avantage à Toulouse.

Une formalité, et les hommes de Guy Novès prenaient les devants pour ne plus les lâcher. Mieux, pour creuser l’écart. Dans la foulée, l’ancien All Black réalisait une percée monstrueuse avant de servir au pied Poitrenaud, devancé par l’arrière toulonnais Lapeyre, effectuant un geste défensif énorme, à l’image de sa finale. Les Toulousains obtenaient pourtant une nouvelle pénalité, et McAlister permettait au Stade de creuser le plus gros écart du match et de filer vers la victoire, 18-12.

Une victoire rendue possible par une fin de rencontre, irrespirable, mais mal négociée par Toulon. A cinq minutes du terme du match, ces derniers obtenaient une pénal-touche à cinq mètres de la ligne toulousaine. Une situation rêvée pour aller à dame et rêver à l’exploit. La pression qui suivi fut énorme, mais mettant à mal les Toulousains au près, les Varois firent un mauvais choix, envoyant au large, où Smith, pourtant décalé, faisait un en-avant pour rater une occasion en or.

Une fin de rencontre irrespirable

Les hommes de Bernard Laporte n’abdiquaient cependant pas, et sur la sirène continuaient à pilonner la ligne adverse dans une énorme séquence de jeu. Héroïque en défense, les Toulousains pliaient mais ne rompaient pas, mieux, ils poussaient leur adversaires à la faute, ceux-ci perdant la balle au pied des poteaux stadistes, leur offrant pat la même occasion la victoire finale.

Le RCT, auteur d’une saison très solide n’aura retenu que la défaite au sortir de cette deuxième finale perdue de la saison après celle d’Amlin Challenge Cup face à Biarritz. Cruelle désillusion certes, mais solide motif d’espoir pour une formation qui a indéniablement franchi un cap cette saison, et qui risque, terriblement renforcée à l’intersaison, d’être encore plus dangereuse la saison prochaine. Le Président Boudjellal le disait au micro du speaker à l’issue du match : « nous reviendrons ». Peut-être dès 2013 !

Toulouse a encore un peu plus marqué l’histoire de notre sport au sortir de ce nouveau succès. En conservant son titre, le Stade Toulousain a fait bien plus que le doublé, il a remporté le 19ème Brennus du club, creusant encore un peu plus l’écart sur ses poursuivants. Une émotion particulière, d’autant plus marquée qu’elle a récompensé la fin de carrière d’un joueur incontournable de cette équipe, William Servat. Et à voir le colosse du rugby français et toulousain effondré dans les bras de Yannick Jauzion, c’est un bonheur incommensurable.

Pour la petite histoire, le Stade Toulousain version 2012 soulève le précieux bout de bois 100 ans après les premiers héros de la Ville Rose, vainqueurs du championnat, 8-6 face au Racing Club de France en 1912. Histoire de boucler la boucle ? Certainement pas, ce club a prouvé son incroyable appétit de succès, et ce nouveau trophée risque bien de l’aiguiser encore plus.

Finale - TOP 14 Orange - Saison 2011-2012

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