
- Devenu l’un des grands espoirs du rugby français, Guillaume Devade a à coeur de montrer ses talents sur les pelouses de TOP 14 Orange après une blessure à l’épaule.
Vous allez jouer ce week-end face à l’autre promu agenais, comment abordez-vous ce match ?
On prépare cette rencontre très sérieusement, on sait que l’on va devoir sortir un gros match. Une opposition entre promus c’est toujours un rendez-vous qu’il ne faut pas rater. On y va pour gagner, rien d’autre.
Avec huit points d’avance, vous avez moins de pression ?
On sait que l’on a pris un ascendant sur les agenais grâce à notre victoire face à Brive le week-end dernier, mais il ne faut pas se relâcher. Le challenge européen nous a aussi donné un petit avantage psychologique, mais le Top 14 Orange et la Coupe d’Europe sont deux compétitions différentes. Les compteurs sont remis à zéro, de plus on les joue chez eux, ça change la donne.
Si vous l’emportez, Agen pourra-t-il espérer encore se sauver ?
Si on arrive à l’emporter là-bas, on aura battu Brive, Bourgoin et Agen, toutes les équipes en concurrence directe avec nous pour le maintien, ça serait vraiment positif. Une victoire à Agen leur mettrait encore un peu plus la tête sous l’eau, ça serait presque définitif. S’ils perdent, ils rameront jusqu’au bout.
Comment expliquez-vous qu’Agen, qui dominait la Pro D2 l’an passé, soit aujourd’hui en grande difficulté ?
Les différentes histoires internes, puis le départ de Rupeni Caucaunibuca ont fait beaucoup de mal à Agen. L’an passé, le fidjien était le métronome de l’équipe, celui qui faisait gagner les matchs à lui tout seul. Cette année, ils n’ont pas réussi à franchir le cap contrairement à nous qui avons réussi plutôt rapidement à prendre le bon rail.
Justement, quelles sont les différences entre le Top 14 Orange et la Pro D2 ?
La différence réside surtout dans la vitesse du jeu, on n’a pas le droit à l’erreur. Tous les détails comptent. Les passes, les touches, tout doit être plus précis. Les équipes en face sont solides et bien préparées. Une rencontre peut se jouer sur un détail.
Faire de bons matchs, tout en perdant, comme cela a été le cas pour La Rochelle, ce n’est pas un peu frustrant ?
SI, c’est frustrant, mais il faut relativiser, car on a perdu contre des poids lourds du championnat. On a toujours essayé de jouer, on aime le jeu, alors quitte à perdre autant se faire plaisir en jouant. Tous les gars prennent beaucoup de plaisir et c’est le principal.
Vous êtes de retour de blessure après quelques semaines d’arrêt, êtes-vous complètement rétabli ?
J’appréhendais beaucoup le retour à la compétition, mais en même temps je l’attendais. C’est dur de regarder les copains jouer, de se dire qu’on ne peut pas aider. Maintenant, ça va beaucoup mieux, mon épaule est redevenue valide. Je reviens doucement, mais ma place n’est pas assurée à chaque match, il y a une grande concurrence à mon poste, ça crée une belle émulation, et c’est positif pour le club.
Positif comme votre parcours en Challenge Européen…
Pour l’heure on est leader oui, mais on a joué en Italie à Rovigo et on a reçu Agen dans une rencontre difficile. Ce n’est bien évidemment pas l’objectif du club qui reste le maintien dans l’élite, mais si on a l’occasion d’accrocher quelque chose, on ne se privera pas.
D’un point de vue personnel, c’est une belle revanche de retrouver l’élite, après avoir quitté le Stade Français… mais ce changement de cap ne vous a pas fait peur ?
Oui et non. À 17 ans, Serge Milhas est venu me voir jouer avec Paris. Lorsque j’avais 19-20 ans, le Stade Français voulait me conserver mais je voulais gagner du temps de jeu. J’étais l’un des premiers à quitter Paris pour jouer en Pro D2. Aujourd’hui, je m’éclate.
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