
- La fougue de Ouedraogo et des ses partenaires ont permis au MHR d’atteindre les demi-finales, décomplexés et sur un petit nuage. Cela suffira-t-il face à la rigueur et à la solidité du Racing-Métro 92 ?
Monté de PRO D2 à l’orée de la saison 2009-2010, le Racing-Métro 92, déjà bien armé, avait su attirer bon nombre de joueurs pour se bâtir un effectif capable de jouer la qualification. Pari réussi dès son retour dans l’élite, et même si la qualification fut validée dans la dernière ligne droite, les Racingmen goûtaient aux matchs de barrages. A deux doigts de réaliser un exploit à Michelin face à l’ASM, ils s’inclinaient, mais frappaient les esprits.
Si bien qu’au coup d’envoi du nouvel exercice, la formation alto-séquanaise était attendue au tournant. Un statut parfaitement assumé au regard des objectifs annoncés et d’un groupe ayant toujours aussi fière allure. Ce qui fonctionna la saison passée fit merveille lors de celle-ci. Malgré une entame quelque peu poussive, les hommes de Pierre Berbizier faisaient leur entrée dans le trio de tête dès la 6ème journée pour ne plus jamais en sortir.
Mieux, 2ème du classement lors de la phase retour, ils filaient vers la fin de la phase préliminaire dans la roue du leader toulousain. Parvenant plusieurs fois à mettre la pression sur celui-ci, sans toutefois réussir à passer devant, ils avaient l’occasion de franchir un cap en recevant les Stadistes au Stade de France lors de la 22ème journée. Ce fut chose faite au sortir d’un match parfaitement maîtrisé et remporté haut la main (43-21) dans le sillage de leur nouvelle pépite Jonathan Wisniewski.
Le cap franchi, le Racing-Métro 92, sixième la saison passée, terminait l’exercice à la deuxième place et, se qualifiait directement pour les demi-finales du TOP 14 Orange, s’offrant deux week-end de récupération. Bénéfique ou non, cette trêve aura au moins eu le mérite de permettre aux Franciliens de se préparer à une rencontre qui s’annonce compliquée à aborder face à Montpellier.
Un finaliste inédit sous l’ère pro
D’abord parce que les hommes du nouveau duo Béchu – Galthier auront su s’immiscer dans les hautes sphères du rugby hexagonal, faisant longtemps parcours commun avec Toulouse et leurs futurs adversaires des demi-finales. Malgré une légère baisse de régime en fin de parcours, les obligeant à passer par la case « barrage à l’extérieur », ils validaient leur place dans les six qualifiés. Loin de ces considérations, c’est sur un petit nuage que tout un club savourait la qualification et la future participation à la HCup, au sortir d’une superbe prestation face à Toulon (27-3) lors de la dernière journée.
C’est dans cet état d’esprit qu’ils affrontaient le CO sur ses terres et sous la pluie, dans une configuration plutôt tarnaise qu’héraultaise. Mais comme le précisaient les deux prodiges montpelliérains, Fulgence Ouedraogo et François Trinh-Duc à l’issue du match, le MHR plane et n’a pas encore touché terre. Vainqueurs 18-17, les Montpelliérains signaient l’exploit ! Sans turbulence, c’est sur un vol tout bonus que s’est engagé Montpellier avant de rallier la Cité Phocéenne.
D’où la grosse difficulté de ce match pour les Racingmen, car leurs objectifs atteints, c’est totalement décomplexés que les Héraultais se présenteront sur la pelouse du Vélodrome. Cela les rendra donc encore plus difficiles à manœuvrer. Avec des cadres en jambe (Ouedraogo, Trinh-Duc, Gorgodze, Bustos Moyano…) le MHR pourrait poursuivre son trajet vers le Stade de France… une destination très prisée, que les Racingmen, en voisin francilien, rêvent de rallier. Une chose est sûre, cette rencontre offrira un finaliste inédit à l’ère du rugby professionnel pour sa 13ème finale de l’histoire.








