TOP 14 Palmarès
Par LNR.FR, le 9 juillet 2004.

Stade Municipal, Parc Lescure, Bordeaux, 24 mai 1959

Retrouvez l’historique des finales du championnat de France de rugby depuis 1892 et sa première édition…

R.C. FRANCE 8 - STADE MONTOIS 3

Les équipes

RC France :
M. Debet, A. Chappuis, A. Marquesuzaa, E. Barbaste, R. Navarre, o) L. Fernandez, m) H. Lasserre, M. Crauste, M. Paillassa, F. Moncla (cap.), S. Grousset, S. Boize, R. Labernède, C. Obadia, J.P. Beigbeder.

Stade Montois :
F. Darroze, C. Darrouy, G. Boniface, A. Boniface, G. Dagès, o) L. Requenna, m) P. Lacroix, J. Bourdeu, F. Roumat, J.R. Bourdeu, P. Capbert, P. Tignol, P. Cazals, P. Pascalin (cap.), J.B. Amestoy.

Les points :

RCF : Boize, essai ; Debet, pénalité et transformation.
SM : Guy Boniface, essai.

Arbitre : Albert Ferrasse

En demi-finales, Mont-de-Marsan avait logiquement écarté les Voultains des frères Cambérabéro (16-9) et le Racing avait causé une retentissante surprise en étrillant une formation lourdaise un peu trop sûre d’elle-même, fatiguée et probablement vieillissante (19-3). Ce fut le dernier match de championnat de Jean Prat. Les Parisiens présentaient une équipe bien différente de celle de Lyon deux ans plus tôt. Dufau était parti à Vichy et Vignes à Biarritz ; Vannier traînait les séquelles de son effroyable blessure subie au genou en Afrique du Sud et Conquet maudissait la fracture de sa rotule gauche survenue dans les phases finales. Son remplacement avait signifié de grandes perturbations. Le troisième ligne Navarre l’avait suppléé à l’aile. Le pilier Paillassa avait alors glissé en numéro 8 (à l’époque maillot n°7) et Crauste en flanker. Un poste était ainsi libéré en première ligne pour Labernède. Là ne s’arrêtait pas la singularité de la formation de la capitale. Les Parisiens s’y comptaient simplement deux : Chappuis et Obadia. Parmi les treize provinciaux, six venaient des Basses-Pyrénées et deux des Landes, tandis que la Dordogne, le Cantal, le Lot et Garonne, le Tarn et le Puy de Dôme étaient représentés par un seul homme. Dire, en outre, que la finale avait créé un formidable engouement sur les bords de la Seine constituerait une grossière exagération.
Le Stade Montois, lui, était au grand complet avec ses neuf internationaux, en titre ou à venir. Les Landais commencèrent pourtant mal le match. Jacques Bourdeu fut sanctionné pour une inutile brutalité et Debet ouvrit la marque par un but de pénalité : 3-0 à la 7e minute. Le jeu devint alors terne et décevant avant que, vers la demi-heure, André Boniface ne donnât quelque impulsion aux siens. Mais peu avant la mi-temps, Obadia gagna une balle sur introduction de Lacroix ; Crauste s’échappa, lança Marquesuzaa qui, après avoir percé, lui redonna la balle. Moncla et Paillassa assurèrent les relais suivants et Boize sprinta pour les derniers mètres et un essai en bonne position. La transformation de Debet porta la marque à 8-0 au repos.
A la reprise, les Montois se décidèrent enfin à se livrer ; Tignol servit Dagès qui déborda et remit à l’intérieur sur Guy Boniface pour un essai que Requenna ne parvint pas à transformer. Il restait alors trente-quatre minutes à jouer et le Racing fut bientôt diminué, Moncla se disloquant l’épaule en plaquant Lacroix. Le Béarnais fut réduit au rôle de figurant. Les Landais jetèrent alors toutes leurs forces dans la bataille en confondant souvent vitesse et précipitation.
Plusieurs occasions se refusèrent ainsi à Darrouy, Guy Boniface et Roumat. Les Racingmen, eux, s’accrochaient à leur avance et furent même à deux doigts d’ajouter un essai supplémentaire sur une action Chappuis-Labernède enrayée avec courage par Darroze.
Match héroïque des vainqueurs qui avaient pris leurs chances. Le public applaudit la victoire de ceux qui n’étaient pas favoris ainsi que la prestation de l’arbitre, ancien champion de France avec Agen : Albert Ferrasse montrait décidément des talents divers dans l’univers du rugby.
Le bouclier de Brennus prit le dimanche soir le train de nuit pour Paris. Il est faux de dire qu’il n’y avait personne pour lui souhaiter la bienvenue dans la capitale : il y avait un supporter, fidèle parmi les fidèles. Pourquoi ne pas donner son nom ? Saluons Monsieur Commandeur !

Encyclopédie du rugby français, P. Lafond & J-P Bodis, éditions Dehedin.

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