STADE BORDELAIS U.C. 17 - STADE TOULOUSAIN 00
Les equipes
Stade Bordelais :
H. Martin, M. Leuvielle, F. Perrens, Hunter, M. Bruneau, o) Delaye, m) J. Tachoires, M. Giacardy (cap.), M. Laffitte, A. Massé, H. Tilh, A. Hourdebaigt, R. Blanchard, H. Gross-Droz, R. Monier.
Stade Toulousain :
J. Severat, A. Bouey, J. Laguionie, A. Fabregat (cap.), A. Pujol, o) A. Moulines m) F.X. Dutour, A. Perrens, L. Ramondou, G. Seris‚ O. Léry, H. Avejan, H. Tallavignes, M. Fouchou, P.
Mouniq.
Points
SB : Leuvielle (2), Laffitte, Massé, Tilh, essais ; Delaye, transformation.
Arbitre : Jean De Witt
Les onze comités classés avaient délégué leur champion, le V.S. Chartrain pour la Beauce et Maine, le R.C. Compiégnois pour la Picardie, l’U.S. Cognacaise
pour l’Atlantique, l’U.S. Tours pour la Touraine, le Havre A.C. pour la Haute-Normandie. Le R.C. Chalonnais représentait la Bourgogne, le C.S. Grenoblois les Alpes, le Stade Toulousain les
Pyrénées, le S.B.U.C. la Guyenne et Gascogne, le F.C. Lyon le Lyonnais et le Stade Français, Paris.
L’ U.S.F.S.A. avait changé la grille des matches. Désormais, le championnat de la capitale ne désignerait plus obligatoirement un des finalistes. Ainsi, le S.B.U.C. et le Stade
Toulousain, respectivement vainqueurs du Stade Français et du F.C. Lyon, célébrèrent la première finale entièrement provinciale de l’histoire.
La ville de Toulouse tint à honorer ses visiteurs. Des affiches furent placardées sur les murs de la cité avec ses mots : « Le public est supplié, dans
l’intérêt du sport, de ne se livrer à aucune manifestation bruyante, même justifiée ». A l’arrivée de l’équipe bordelaise et de ses supporters,
des cris d’accueil fusèrent : « Vive Bordeaux ». Et les Girondins répliquèrent : « Vive Toulouse » !Le S.B.U.C. alignait un groupement homogène au
sein duquel brillaient de nombreuses individualités.
Le Stade Toulousain, lui, pouvait compter sur des avants solides, en particulier le 2e ligne Avejan au gabarit phénoménal pour l’époque (l,92m-95 kilos). Sous un chaud soleil,
les visiteurs prirent d’emblée la maîtrise de la partie par leur technique du dribbling et Massé marquait dès la l3e minute. Le score ne changea pas jusqu’à la
mi-temps grâce à l’excellente résistance de Toulouse qui faillit inscrire un essai par Ramonclou. Mais après la reprise, Avejan touché à l’épaule dut
laisser ses camarades jouer à 14. Dès lors, le S.B.U.C.
s’installa dans le camp toulousain. Laffitte à la 50e minute, Leuvielle à la 59e aggravèrent le score. Bouey, la clavicule fracturée, suivit Avejan sur la touche. Les
locaux n’étaient plus que treize et les six avants du pack rouge et noir résistèrent magnifiquement mais ne purent empêcher Monier à la 72e minute puis Tilh huit
minutes plus tard de marquer. Martin, avec la transformation du dernier essai, porta à 17-0 la marque définitive.
Giacardy reçut alors l’hommage des vaincus et plusieurs d’entre eux, Fouchou, Léry, Fabregat, le portèrent en triomphe !
Heureux temps !
Encyclopédie du rugby français, P. Lafond & J-P Bodis, éditions Dehedin.
Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse, 4 avril 1909
Revivez l’histoire du championnat de France de rugby avec un Retour sur les finales de 1892 à 2003.
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