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Par LNR.FR, le 5 février 2004.

Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse, 3 mai 1914

Retrouvez l’historique des finales du championnat de France de rugby depuis 1892 et sa première édition…

A.S. PERPIGNANAISE 8 - STADOCESTE TARBAIS 7

Les equipes

AS Perpignanaise :
J. Couffé, J. Amnilhat, M. Courrège, F. Barbe (cap.), P. Serre, o) A. Giral, m) F. Fournié‚ G. Lacarra, J. Roques, J. Lida, M. Gravas, A. Nauté‚ A. Joué‚ R. Schuller, A. Cutzach.

Stadoceste Tarbais :
J. Caujolle, A. Cazayous, A. Gardeix, J. Sentilles, R. Lacoste, o) J. Pourteau, m)*G. Laterrade, R. Lavigne, A. Vogt, P. Galiay, M. Labeyrie, E. Mousseigne,J. Lastegaray, F. Faur‚ R. Duffour (cap.).

Points
ASP : Nauté, Courrège, essais ; Giral, transformation.
ST : Lastegaray, essai ; Gardeix, drop.

Arbitre : Charles Gondouin

L’U.S.F.S.A. avait réduit à seize le nombre des comités qui désignaient leur champion. Le premier tour opposa les vainqueurs entre eux. Les huit clubs victorieux furent alors répartis en deux poules de quatre qui allaient permettre de nommer les finalistes.
Tarbes sortit facilement en tête de la poule A. Pour la poule B, il fallut trancher un cas d’égalité à trois entre l’A.S. Perpignanaise, l’Aviron Bayonnais et le Stade Toulousain car les résultats n’avaient pas départagé les groupements. L’Aviron défit Perpignan (15-8) mais s’inclina devant les Haut-Garonnais (3-5) qui passèrent sous le joug des Catalans (0-13). On recourut au tirage au sort. L’A.S.P. et l’Aviron durent en découdre pour affronter le Stade. Le vainqueur irait en finale.
Le 29 mars 1914, au stade de la route de Thuir, Perpignan et Bayonne disputèrent ce que le Dr Voivenel appela le Match-Roi. Au terme d’un débat haletant, émouvant, noble, grandiose de 120 minutes, la marque était de 6-6. Une semaine plus tard, les Catalans éliminaient les Bayonnais à Bayonne par un essai de Barbe. L’accession en finale se joua le 19 avril aux Ponts-Jumeaux. Les locaux s’inclinèrent (0-6).
Le temps était magnifique et le stade plein de 10.000 spectateurs. Les Tarbais, menés par le capitaine Duffour, avaient écarté de leur formation Sébédio et Cassayet. Le match, d’entrée de jeu, fut particulièrement engagé‚ et l’arbitre Charles Gondouin prenait la décision d’exclure dès la 7e minute le talonneur tarbais Fauré pour un geste sur Roques que les Pyrénéens accusèrent, avec quelque apparence de vérité, d’avoir simulé une blessure.
Le jeu reprit et les Tarbais subirent un nouveau coup du sort avec la blessure de leur capitaine Duffour qui demeura sur le terrain comme figurant incapable de participer au jeu en raison de la fracture d’une côte. Les Bigourdans toutefois se battaient avec un coeur magnifique et Caujolle montra une fois de plus l’excellence de son jeu défensif. A la mi-temps, le score était vierge, malgré l’étonnante domination des Pyrénéens. Le jeu reprit avec la même tension. Lavigne interceptait mais échouait de peu puis Lida était écroulé près de ses buts. Sur la mêlée qui suivait, Lastagaray marquait l’essai. Peu après, Gardeix ajouta les 4 points d’un drop et les treize Bigourdans menaient 7-0 à la 50e minute.
Mais le nombre allait parler. Les Catalans se ruèrent à l’attaque et les Tarbais commencèrent, malgré un superbe Caujolle, à baisser la garde. Après plusieurs attaques ratées d’un rien, une balle déplacée au pied par Serre entra d’en l’en-but en roulant et Nauté - certaines sources donnent Lida - fut le plus prompt. Giral rata la transformation facile (3-7). Le combat avait changé d’âme.
Le même Giral ratait de peu un drop et Barbe se vit refuser un essai. Les minutes s’écoulaient et le Stadoceste tenait toujours au prix d’un héroïsme de tous les instants lorsqu’à la 76e minute, les sang et or declenchèrent une attaque d’envergure. Amilhat servit Barbe qui termina sa course dans l’en-but tarbais tout près du drapeau de coin. De la transformation dépendait le gain du match et le titre de champion de France. Du bord de la touche, dans un silence de cathédrale qui grandissait le public et l’évènement, le jeune Aimé Giral, 18 ans et demi, réussit le coup de botte parfait. Il allait passer son bac en juin et commencer des études d’architecture.
Charles Gondouin, ulcéré des critiques et de la conduite de certains spectateurs tarbais, renonça à l’arbitrage mais revint sur sa décision en quelques occasions au début des années 1920. De l’équipe perpignanaise, ne se relèveront pas des combats de la guerre Couffé, Giral, Lida, Nauté, Lacarra et Schuller. Les Tarbais eux payèrent un moindre tribut : Lastagaray, Faur‚ et Pourteau.

Encyclopédie du rugby français, P. Lafond & J-P Bodis, éditions Dehedin.

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