
Le CASG en 1920 (coll. particulière : N. Lavallée)
STADOCESTE TARBAIS 8 - R.C. FRANCE 3
Les équipes
Stadoceste Tarbais :
A. Casnabet, E. Cayrefourcq, F. Cayrefourcq, E. Nicolau, H. Jeangrand, o) N. Ricarte, m) M. Clément, J. Larrieu, P. Galiay (cap.), J. Boubée, A. Cassayet-Armagnac, A. Rouch, J.
Nicolai, L. Hernandez, X. Prat.
RC France :
A. Chilo, A. André, R. Crabos, F. Borde, A. Jauréguy, o) A. Bousquet, m) H. de Jouvencel, R. Thierry, R. Lerou (cap.), F. Berrens, H. Manu, S. Huard, M. Labeyrie, P. Petiteau, R.
Thoumazeau.
Points
ST : E. Cayrefourcq, anonyme, essais ; Ricarte, transformation.
RCF : Thierry, essai.
Arbitre : Octave Léry
Tarbais - qui avaient éliminé les Perpignanais de l’U.S.P. en demi-finale (18-8) après prolongations - et Parisiens qui s’étaient débarrassés des
Toulousains du Stade (8-7) se retrouvaient en finale pour la reprise du championnat. Le Racing alignait d’étonnants personnages : Leroué futur dirigeant respecté, Manu,
bientôt international roumain, Huard, appelé à devenir ministre du gouvernement de Vichy. Jauréguy et Crabos jouaient la saison précédente au Stado, et
l’ailier basque avait été formé au rugby à Tarbes.
La partie commença par un coup de théâtre. Thierry, après mêlée sur la ligne de but bigourdane, marquait dès la première minute et les
Parisiens, malgré les belles attaques des frères Cayrefourcq, résistaient bien jusqu’à la 32e minute où Edmond égalisa après une nouvelle offensive
fraternelle (3-3 à la mi-temps).
Après la reprise, Casnabet eut à se multiplier devant la domination parisienne. Mais les Tarbais reprirent la maîtrise des débats. Après quelques dangereuses
pointes où les Cayrefourcq se manifestaient encore, une mêlée près de la ligne du Racing vit le paquet parisien reculer devant un magnifique effort collectif des avants
bigourdans. Ceux-ci terminèrent le mouvement en tournant la mêlée et les huit hommes furent crédités d’un essai collectif que Ricarte compliqua de la
transformation. (8-3). Certaines sources donnent le 3e ligne Boubée comme réalisateur du coup de pied.
Dès lors, le Stadoceste eut la meilleure part de la rencontre. Le pack assura l’essentiel et les demis Clément et Ricarte, celui-ci stratège subtil, surent tenir le match
malgré quelques offensives dangereuses des trois-quarts bleu et blanc avec le grand Géo André en figure de proue.
Mais c’est bien la meilleure équipe qui avait gagné !
Encyclopédie du rugby français, P. Lafond & J-P Bodis, éditions Dehedin.

















