R.C. NARBONNAIS 10 - STADE BAGNERAIS 0
Les équipes
RC Narbonnais :
J.M. Bénacloï, H. Ferrero, D. Codorniou, F. Sangalli, C. Trallero, o)L. Pariès, m)G. Ramon, A. Montlaur (D. Trevisan 16e, puis J. Provenzale 74e), Y. Malquier, M. Ponçot, C.
Spanghero (cap.), P. Salas, G. Martinez, P. Salettes, G. Colomine.
Stade Bagnerais :
J.M. Aguirre, J.F. Gourdon, R. Bertranne (cap.), P. Rispal, R. Anton, o) G. Ara, m) A. Mournet, S. Landais, A. Cazenave, C. Frutos, C. Pourtal (R. Vergez 47e), Y. Duhard, M. Urtizverea (G. Chevallier
77e), A. Torossian, M. Laguerre-Basse.
Les points
RCN : Trallero, essai ; Pariès, 2 pénalités.
Arbitre : Francis Palmade
La première division avait été divisée en deux groupes de quarante. Le premier donnait 28 qualifiés et le second quatre. L’ A.S. Biterroise, champion sortant, avait
connu une grave crise interne qui l’avait destabilisée. Raoul Barrière en conflit avec plusieurs joueurs (dont Estève) et dirigeants avait quitté le club et
l’équipe fut éliminée par Bagnères en huitièmes (6-9). Les Bigourdans écartèrent en demi-finale les Agenais (25-9), ceux-ci handicapés au long
de la saison par de nombreuses blessures et obligés de faire appel à 39 joueurs dans l’année. Les Narbonnais avaient éliminé les Montferrandais (19-9) et se
présentaient au complet, tandis que les Pyrénéens étaient obligés de remplacer Mardegan victime d’un grave accident.
Son suppléant, Anton, exigea de porter le numéro 22, à la fois par respect pour son camarade et par superstition.Ce fut une finale pénible. Il y eut des bagarres. Il y eut
pire : des fusées lancées des tribunes lors des tentatives de but d’Aguirre et l’amateur de rugby n’eut pas l’occasion de se sentir fier de la manière dont se déroula la
rencontre. Les deux équipes étaient de qualité ; le match ne s’éleva pas au-dessus du médiocre. Même Francis Palmade ne put rien pour sauver la partie. Ceci
dit, Narbonne, grâce à sa domination à la touche, était la formation la plus forte.
22e minute : hors-jeu de Rispal après chandelle de Pariès et but du même (3-0) ; 25e : Mournet hors-jeu et nouveau but de Pariès (6-0) ; 29e : essai de Trallero après
travail de ParièŠs et Codorniou (10-0). A la mi-temps, « Jim » Gombeaud, délégué sportif et arbitre de la finale de 1962, eut beau mettre les équipes en garde,
l’atmosphère ne s’améliora pas et le pourtant expérimenté Francis Palmade dut se résoudre à expulser Torossian et Colomine qui n’étaient pas plus
coupables que d’autres à la 73e minute. Provenzale rentra peu après pour équilibrer la mêlée narbonnaise en remplacement de Trevisan victime d’une blessure
providentielle et Chevallier prit le relais au talonnage de Torossian alors que Vergez montait en première ligne.Les Narbonnais firent fête aux leurs. Il n’y eut pas que les
Bagnérais pour se sentir tristes de ce qui s’était passé. Le Président Ferrasse en tête.
Encyclopédie du rugby français, P. Lafond & J-P Bodis, éditions Dehedin.
Parc des Princes, Paris, 27 mai 1979
Retrouvez l’historique des finales du championnat de France de rugby depuis 1892 et sa première édition…
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