TOP 14 Le point
Par Baptiste LE BEUX, le 24 mai 2013.

TOP 14, demi-finale – Toulon – Toulouse : merci pour le spectacle !

Deux essais superbes, des intentions constantes, un spectacle exceptionnel… ce Toulon – Toulouse nous a réconcilié avec les phases finales après une édition 2012 plus que décevante. S’il faut féliciter les Toulousains pour leur présence constante à ce niveau depuis 20 ans et leur retour en grâce en termes de jeu, que dire de Toulon. Héroïques en défense, outrageusement performants en conquête, ultra réalistes, les Varois ont gagné le droit d’aller disputer leur deuxième finale de championnat de suite, la deuxième de la saison, la quatrième en deux ans… avec peut-être un deuxième succès cette années, après deux revers en 2012. A suivre.

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Une semaine après leur titre européen, les Toulonnais se sont qualifiés pour leur deuxième finale de championnat de rang, la deuxième de la saison, la quatrième en deux ans. (Crédit photo : Presse Sports)

Les phases finales 2012 avaient clairement laissé tous les amateurs de rugby sur leur faim. Trois matches, aucuns essais, pas ou peu de spectacle… aussi, avec le même plateau que le rendez-vous toulousain, tout le monde espérait ne pas revivre la même mésaventure à Nantes ! Au terme de la première demi-finale sur le plan purement comptable, déjà deux essais ont été inscrits, tous deux superbes. Mais ce n’est pas tout, car ils résultent d’une rencontre menée sur un rythme effréné, par deux formations animées de magnifiques intentions, proposant un spectacle exceptionnel…

Nous pouvons donc le dire, à l’issue de ce choc au sommet en Rouge et Noir, les phases finales 2013 sont parfaitement lancées. Il faut de fait féliciter les deux forces en présence. D’un côté le RCT, loin d’avoir terminé sa saison après son titre européen et surfant sur la vague de Dublin. De l’autre, le Stade Toulousain que l’on retrouve de plus en plus en cette fin de saison, Guy Noves ne s’y étant pas trompé en faisant appel aux 23 mêmes joueurs et 15 mêmes titulaires que face au RM92, ceux qui avait permis au Stade de se relever !

Et il ne fallait pas arriver en retard au match, car dès l’entame, Michalak, sur le côté gauche du terrain et à hauteur des 40 toulousains, délivrait une maîtresse passe au pied sur l’aile opposée, récupérée au vol par le troisième ligne Rossouw qui filait à l’essai, Médard sur le dos. A 5-0 d’entrée, les débats étaient parfaitement lancés. La suite ne fut que dans le sillage de ce démarrage pied au plancher. De part et d’autre, c’est le jeu qui fut mis en avant.

Une orgie de jeu

En point d’orgue, une fin de première période où les 30 acteurs offrirent au public de la Beaujoire une extase rugbystique, avec Toulouse en chef d’orchestre, et cinq minutes de jeu sans temps morts ni arrêts de jeu… l’on pouvait dès lors aisément comprendre les corps usés par cette séquence interminable, et les silhouettes varoises étendues sur la pelouse, fourbues par une défense héroïque et payante.

Mais au terme d’un moment si intense, et d’une période qui s’achevait sur le score de 8-6 pour le RCT, plusieurs questions pouvaient se poser. Toulon avait-il laissé trop de force à ferrailler au plaquage, ou au contraire pris un ascendant psychologique sur son adversaire ? Les Stadistes avaient-t-ils laissé passer leur chance ou allaient-ils être confortés dans leurs ambitions de jeu ?

La fin de première période et le début de la seconde fut à la hauteur des 35 premières minutes, jusqu’au premier tournant du match. Juste après que McAlister ait parvenu à faire passer Toulouse devant pour la première fois du score (9-8à la 43ème), Jean Bouilhou, au terme d’une nouvelle grosse séquence, échappait le ballon au pied des poteaux adverses. L’occasion de tuer le match était trop belle, mais peut-être trop inaccessible. Car à partir de là, la tendance sembla s’inverser.

A partir de l’heure de jeu, Toulouse semblait perdre le fil, ne trouvant plus les touches, enchaînant les fautes, les passes hasardeuses, les tentatives désespérées… petit à petit, les Midi Pyrénéens mettaient moins de volume, multipliant les quilles… aveu d’impuissance ? Sûrement ! D’autant que de son côté, Toulon reproduisait la même deuxième période qu’une semaine plus tôt en finale de HCup. Même si l’emprise toulousaine n’était pas aussi criante que celle des Jaunards en Irlande, les Varois défendaient à la perfection, et le réalisme de Wilkinson, auteur de deux pénalités (dont une de 50 mètres) et d’un drop faisait la différence.

Quatrième finale en deux ans

Une différence encore accrue à l’entame des 10 dernières minutes par Delon Armitage, hué tout le match. Servi sur la ligne médiane, l’arrière anglais résistait d’abord au plaquage de David avant de trouer la défense toulousaine pour filer sous les poteaux et tuer le match. La transformation de Wilkinson donnait encore un peu plus d’ampleur au score, mais la messe était de toute manière dite. Un succès amplement mérité, car il ne se limita pas à une défense solide et à un froid réalisme, certes essentiel en phase finale, mais suffisant.

Non, car si Toulouse, joua et joua encore, Toulon ne ferma jamais le jeu, et put s’appuyer sur une conquête outrageusement performante. En touche, les contres varois firent fureur, en mêlée, la puissance méditerranéenne imposa sa loi. Et c’est bien là qu’il faut mettre l’accent. En effet, à nouveau privé de Carl Hayman, les Toulonnais semblaient de fait moins armés que leur homologue rouge et noir, et les vieux démons de la dernière finale de championnat refaisaient surface. En effet, le 9 juin dernier, le pack du RCT avait été haché, mais il en fut tout autrement cette fois, à l’image de cette mêlée gagné à la 53e dans les 22 toulousains qui permettaient à Toulon de reprendre les commandes 11-9.

Il faut bien évidemment rendre hommage aux Toulousains, présents pour la 20ème fois de suite à ce niveau de la compétition, mais qui se sont perdus dans ce qui faisait, et fait à nouveau, leur force, le jeu. Pour Toulon, l’aventure continue et pour la petite histoire, peut se permettre d’être superstitieux. En effet, l’an passé en deux semaines, les Toulonnais avaient battu Clermont en demie avant de s’incliner en finale contre Toulouse. Cette fois, ils ont à nouveau battu Clermont, cette fois en finale de Hcup, une semaine avant de jouer le Stade, mais, cette fois, ils n’ont pas failli.

C’est une deuxième finale qui attend les hommes de Bernard Laporte cette saison, une quatrième en deux ans. Un parcours fabuleux, mais qui est d’ores et déjà meilleur que l’an passé. En effet, Avec deux défaites sur la dernière marche de la Coupe d’Europe et du Championnat, Toulon gardait un goût amer à l’issue de la saison 2011-2012. Avec le titre européen glané il y a une semaine, Toulon a franchi un cap, avant peut-être un deuxième. Alors, après deux défaites en finales, deux victoires ?

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