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Par Baptiste LE BEUX, le 24 octobre 2013.

Au cœur de l’USO, partie 3

Champion de France de PRO D2 en titre, l’USO a atteint son rêve, celui de se mesurer à ce qui se fait de mieux dans le rugby hexagonal. Il n’en reste pas moins qu’Oyonnax reste une exception. De par son profil, de par son fonctionnement, de par sa situation, le club du Haut Bugey est atypique. Mais pour toutes ces raisons, il est également craint et apprécié. Cette semaine, lnr.fr vous propose de plonger au cœur de l’USO en quatre parties, afin de mieux appréhender ce qui fait l’unicité et la force de ce club aussi particulier. Aujourd’hui, découvrez le troisième opus de la saga.

Partie 3 - 2012-2013, année exceptionnelle

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Thibault Lassalle, sous la neige oyonnaxienne, mène ses troupes vers la victoire face à Béziers... avant de fêter le titre sur la pelouse de Mathon au terme de la rencontre, Bouclier de PRO D2 à la main. (Crédit photo : Presse Sports)

Et le saut eu lieu en 2013 au terme d’une saison simplement fabuleuse comme l’estime Christophe Urios. « Malgré des résultats délicats en 2010-2011 et 2011-2012, je sentais que nous étions sur la bonne voie. Il nous manquait juste ce petit quelque chose pour franchir un cap, et nous l’avons eu l’an passé. Je ne dis pas que c’était inespéré, car c’est le fruit de plusieurs années de travail, mais je pense que l’on peut qualifier notre saison 2012-2013 d’exceptionnelle ».

En effet, leader de la 4ème à la 30ème et dernière journée, 17 longueurs d’avance sur son dauphin briviste, meilleure attaque (877 points inscrits) et meilleure défense (536 points encaissés) de la phase préliminaire, Florian Denos sacré meilleur marqueur d’essai avec 17 réalisations… le bilan est sans appel comme le souligne Silvère Tian, qui a observé cet exploit d’Agen : « je parlerai avant tout de constance, car le club est resté quasiment toute la saison en tête du championnat et que toutes les statistiques plaident en leur faveur. Nous savons qu’il est difficile d’être efficace à l’extérieur en PRO D2, de rester au sommet du championnat, et l’USO l’a fait. Le club n’a pas été premier par hasard »

Un truc énorme !

Par hasard non, mais peut-être pas attendu de cette manière. Car, à l’image de Thibault Lassalle, même si des signes forts étaient visibles, atteindre ce niveau d’excellence constituait tout de même une petite surprise. « Très franchement, je ne m’attendais pas à obtenir de tels résultats ! Pourtant, j’ai senti très tôt qu’il se passait quelque chose dans ce groupe. On savait que nous serions très difficiles à jouer et, rapidement, au fur et à mesure que les résultats s’enchainaient, nous étions sur que nous avions la possibilité de réaliser un truc énorme… »

Une performance que les joueurs et le staff peuvent être fiers d’avoir réalisé, mais qui a également été possible par les efforts réalisés par le club. « Après ces deux saisons délicates, nous nous sommes posé beaucoup de questions, nous avons beaucoup investi pour repartir de l’avant. Il y avait du coup une certaine appréhension » avoue Jean-Marc Manducher. Des efforts payants au regard du début de saison oyonnaxien. Victoire à l’extérieur à La Rochelle (22-10), probant succès sur Albi à la maison (40-6), nul à Tarbes (25-25), victoire à Aix (23-16) puis nouveau succès à Mathon sur Colomiers (27-6). Une entame quasi parfaite qui permet à l’USO de s’emparer de la première place au soir de la quatrième journée pour ne plus la lâcher.

Pourtant, une grosse frayeur traversa les dirigeants oyonnaxiens, quant au sortir de cette superbe série, l’équipe s’inclinait à Carcassonne au soir de la 6ème journée, dans un match que les Rouges et Noirs n’auraient jamais dû perdre. « Avec Christophe nous nous sommes demandé si ce n’était pas l’instant critique » se souvient le Président du club. « Les résultats s’étaient enchainés, les joueurs avaient commencé à y croire, alors n’allaient-il pas exploser en plein vol ? » Plus de peur que de mal au final, car la suite prouva aux hommes forts du club que leurs troupes étaient lancées vers le titre. La victoire sur Dax la semaine suivante (46-26) réenclenchait la machine haut-bugiste qui ne sera donc plus jamais reprise.

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Les Oyonnaxiens peuvent savourer leur sacre, récompense d’une année exceptionnelle ! (Crédit photo : Presse Sports)

Sentiments mitigés

Fort de ce parcours pratiquement sans faille, l’USO se paya l’immense luxe de pouvoir préparer la montée très tôt dans sa saison, validant les choses petit à petit certes, mais sereinement. Du coup, le soir du sacre, le 27 avril 2013, au sortir d’une victoire 38-3 sur Béziers, les sentiments sont partagés. « C’est assez étonnant de dire cela, mais il n’y a pas eu cette explosion de joie espérée » analyse Christophe Urios. « Tu es récompensé car tu réalises une saison pleine, mais ce n’est pas la même chose que si tu gagnes une finale, comme le champion du TOP 14 ou le vainqueur des phases finales d’accession peuvent le ressentir. Il y a un sentiment de travail bien fait, car nous sommes devant quasiment toute la saison, mais du coup, comme nous nous étions préparés à être sacrés, c’est assez mitigé à l’arrivée ».

Côté joueur, avec Thibault Lassalle, même son de cloche. « Le timing a été parfait ! Nous avons assuré la montée très rapidement, nous avons donc pu savourer notre titre, mais surtout préparer la montée immédiatement. Je vais être franc, lorsque je pense, que nous pensons à ce titre, de superbes émotions resurgissent, mais sur le moment, cela a été plus calme que ce que nous pouvions imaginer ». Le Président est solidaire de ses troupes. « Il n’y a pas eu d’explosion de joie comme ce peut être le cas après une finale gagnée, mais le plaisir a duré longtemps, alors je ne changerai rien au scénario ».

C’est peut-être ceux qui ne l’ont pas vécu et qui aurait rêvé de le faire qui restent les plus expansifs, à l’image de Silvère Tian. « Je l’ai vécu par procuration, donc je vais être franc, cela me fait un peu ch… de ne pas l’avoir vécu de l’intérieur. J’ai connu deux phases finales avec ce club, j’aurai adoré faire partie de l’aventure qui permis la montée dans l’élite. Après, il y a beaucoup de joie de voir cette équipe, et ces joueurs être parvenus à monter. Je suis resté très proche de ce club quand je suis parti, je suis revenu, donc on va dire que je l’ai un peu vécu grâce à eux ».

Noël avant l’heure !

Reste que ce jour est à marquer d’une pierre blanche, ou plutôt d’une neige blanche. Car oui, en cette fin du mois d’avril 2013, alors que la veille, le ciel bleu laissait présager des festivités en manches courtes, c’est sous une neige épaisse que les Oyonnaxiens brandirent le Bouclier de PRO D2. « Le jour du match c’était féérique. On parle souvent d’Oyonnax l’hiver avec le froid, l’hiver, et là, avoir cette neige, fin avril, pour la remise du trophée, c’était un joli pied de nez, c’était magique ! » savoure Jean-Marc Manducher en ajoutant avec humour et respect : « Paul Goze sous la neige et sur la pelouse de Mathon avec le Bouclier de PRO D2, c’était un sacré Père Noël ! »

Et un beau cadeau de Noël pour le peuple rouge et Noir, toujours aussi fidèles, scandant à tout rompre des « Ici, ici, c’est OYONNAX ! ». Une récompense pour tous acteurs de la montée, sportifs comme administratifs, pour partenaires et les supporters de toujours qui, pendant trois jours, sans tomber dans l’excès, participèrent à des festivités organisées par le club. Un souvenir qui restera à jamais gravé dans la mémoire du Président de l’USO. « Les joueurs, ce sont les stars, ils sont sous les feux des projecteurs, ils sont félicités, c’est normal. Mais pour nous dirigeants, pour moi comme pour Thierry Emin, qui œuvre énormément pour ce club, et tous ceux qui participent à l’évolution d’Oyonnax, le nombre incalculable de remerciements et de larmes de joies que l’on a vu font vraiment chaud au cœur. Ca, on ne peut pas te l’enlever ».

Retrouver la suite de ce reportage demain sur www.lnr.fr.

Pour retrouver les deux premières parties :
- Partie 1, les prémices, cliquez ici
- Partie 2, L’installation et la pérennisation du club en PRO D2, cliquez ici

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Les hommes de l’ombre, le Président Jean-Marc Manducher, et le vice-président Thierry Emin, ici avec Pierre Camou, le Président de la FFR, récompensés pour tous les services rendus au club. (Crédit photo : Presse Sports)

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