Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse, 15 mai 1949

Retrouvez l'historique des finales du championnat de France de rugby depuis 1892 et sa première édition...

CASTRES OLYMPIQUE 3 - STADE MONTOIS 3 (après prolongations)

Les équipes

Castres Olympique :
J. Moreno, M. Siman, R. Espanol, R. Fabre, A. Balent, o) A. Torrens, m) A. Chanfreau, J. Matheu-Cambas (cap.), R. Lopez, R. Coll, V. Lachat, J. Pierre-Antoine, J. Larzabal, A. Alary, C. Fité.

Stade Montois :
A. Bonnecaze, R. Cabos, J. Dachary, J. Loyola, A. Labeyrie, o) E. Baradat, m) J. Darrieussecq (cap.), R. Lasserre, J. Larrezet, G. Berrocq-Irigoin, J.N. Brocas, C. Casassus, A. Brocas, P. Pascalin, L. Beheragaray.

Les points :

CO : Baient, essai.
SM : Pascalin, essai.

Arbitre : Joseph Sourgens

Quarante huit clubs (huit poules de six) en qualifiaient vingt quatre (huit poules de trois) dont sortaient seize équipes pour les huitièmes. Vienne chutait encore, contre Castres (6-12) et le Stade Montois écartait Brive handicapé par l'absence de son capitaine, Prin-Clary, blessé (8-0).
Le Castres Olympique, solide et équilibré, s'alignait au complet sous la conduite de deux figures de proue, les internationaux Matheu et Siman. Le puissant Larzabal avait connu les joies du titre en 1947 avec le Stade Toulousain. Le Stade Montois semblait un peu moins prestigieux. Il comptait toutefois quelques beaux talents : les futurs internationaux Darrieussecq et Pascalin, mais aussi le solide Béhérégaray, en outre buteur de valeur, Berrocq et « Bébert » Bonnecaze. A noter l'étonnant gabarit de Noël Brocas en seconde ligne (1,74 m-76 kilos) qui rappelait les premiers temps du rugby mais ne l'empêchait pas de tenir sa place dans les luttes du pack.
Il faisait un temps favorable à l'épanouissement des nénuphars et à la prolifération des grenouilles ! Que pouvait-on espérer du terrain en cloaque et des trombes d'eau persistantes ? Il faisait plus mauvais qu'en 1925. L'arbitre bordelais, l'international Joseph Sourgens, aurait pu tout aussi bien interrompre le jeu et renvoyer joueurs et spectateurs changer de linge avant l'heure prescrite.
Deux essais furent pourtant marqués : dès la première minute, Darrieussecq ne put contrôler la balle sur sa ligne de but. Baient surgissait et marquait dans le coin. L'égalisation montoise survint à la 24e minute.
Un dribbling démarra à 40 mètres de la ligne castraise. Sur la mêlée ouverte près des poteaux, Pascalin récupéra la balle et clôtura, sans le savoir, la marque. Le reste de la rencontre : un mélange de rugby et de glissades aquatiques où les Castrais donnèrent l'impression de s'adapter un peu moins mal que les Landais. Mais, de là à marquer… Encyclopédie du rugby français, P. Lafond & J-P Bodis, éditions Dehedin.

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