Route du Médoc, Le Bouscat, 30 avril 1899

Retrouvez l'historique des finales du championnat de France de rugby depuis 1892 et sa première édition...

Photo : Presse Sports

STADE BORDELAIS 5 - STADE FRANCAIS 3



Les équipes

Stade Bordelais :
L. Soul‚ P. Laporte (cap.), B. Cartwright, J. Guiraut, C. Robert, o) A. Harding m) P. Lauga, M. Giacardy, C. Veillet-Lavallée, P. Terigi, R. Saint-Bonnet, C. Deltour, H. Houssement, G. Marx, G. Cazebonne.

Stade Français :
P. Da Silva Paranhos delio Branco, C. Henriquez de Zubiera, M. Moulu (cap.), A. Giroux, R. de Brun, o) H. Amand, m) G. Dubois, L. Dedet, M.R. Bellencourt, H. Mamelle, R. Blanchard, F. Herbet, Joseph Combe, A. Heinard, C. Bernard.

Points

SB : essai ; transformation. (marqueurs inconnus)
SF : essai. (marqueur inconnu)

Arbitre : Paul Cartault

Sous la pression des clubs de province, surtout du Stade Bordelais, l'U.S.F.S.A. avait admis de faire disputer la finale du championnat de France par le représentant de la capitale et celui des départements.
Le Stade Bordelais s'était débarrassé de ses concurrents toulousain (le S.O.E. T.) 3-0 et lyonnais (le Football Club), ce dernier par forfait. A Paris, le Stade Français était sorti en tête de la poule de classement.
Le groupement de province témoignait de la puissance du rayonnement britannique en Aquitaine. Son Président était James Shearer, courtier maritime dans une ville où demeurait une importante colonie de languee anglaise. En outre, le capitaine Pascal Laporte et Pierre Terigi avaient séjourné et joué Outre-Manche.
De plus, les Bordelais avaient déjà adopté une mêlée avec des places fixes alors que les Stadistes en étaient à la tradition des avants sans spécialisation. En revanche, Girondins et Parisiens avaient, définitivement, affecté des tâches différentes aux demis : désormais, celui de mêlée et celui d'ouverture, se disposaient de façon différente par rapport à la mêlée et à la touche.
Malgré de fortes individualités, le Stade Français s'inclina par l'écart d'une transformation. Il n'y avait rien là de déshonorant. Le Stade Bordelais, rutilant porte-drapeau du sport aquitain, manifestait depuis plusieurs saisons de solides traditions d'excellence rugbystique et par son rayonnement encourageait la constitution de nombreuses sociétés nouvelles. N'avait-il pas été champion du Sud-Ouest après avoir triomphé de ses 4 adversaires avec le goal-average impressionnant de 215 points marqués contre 0 ?

Encyclopédie du rugby français, P. Lafond & J-P Bodis, éditions Dehedin.

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