Racing club de France : le doyen se porte bien (4)

Le 20 avril 2012, le Racing Club de France fête ses 130 ans. Doyen des clubs français de rugby, il méritait bien que l’on s’arrête sur son histoire, riche et passionnante. Anecdotes, images exclusives, grande Histoire et grands hommes, retrouvez-la en 5 épisodes…

4ème partie : 1969-1987

Les saisons 1980-1981 et 1981-1982 constatent, pour la première fois de l'histoire, l'absence d'un club francilien en première division de rugby. Le groupe A, constitué de 40 clubs se concentre au sud de la Loire. René Bonnefont, capitaine du RCF jusqu'en 1975 avant de passer entraîneur-joueur du Stade Français revient s'occuper des Juniors en 1980. Une génération plutôt douée avec de purs produits franciliens : Xavier Blond né à Lagny-sur-Marne et futur entraîneur du PUC, de Meaux et Domont ; Jean-Pierre Genet formé à Epinay-sur-Orge ou encore Michel Tachdjian passé par le CS Clamart et qui portera les couleurs du Stade Français et de l'ACBB. Mais seul le Racingman Patrick Mesny, trois-quart centre ou aile sera sélectionné sous le maillot tricolore entre 1979 et 1982. Le 14 juillet 1979, pour la mythique première victoire en Nouvelle-Zélande, et le 8 novembre 1980. Le 13 novembre 1983, à Clermont-Ferrand, Jean-Baptiste Lafond né à Neuilly-sur-Seine renoue avec la tradition familiale : son grand-père André, surnommé « Joconde » a porté le maillot bleu en 1922.

A l'occasion de son centenaire, le Racing se voit décerné par le CIO la Coupe olympique créée en 1906 par Pierre de Coubertin et qui récompense les associations ayant servi au mieux le sport et l'Olympisme. Le club est en reconstruction. Un projet sportif ambitieux porté par Jean-Luc Lagardère, président directeur-général du groupe Matra (ingenierie de défense) et des éditions Hachette entérine la fusion avec le Paris FC, plus ancien club de la capitale (1877), pour prendre le nom de Racing Club de Paris.

En 1985, les jeunes de la bande à Bonnefont sont champions de France et Robert Paparemborde, pilier international emblématique de Pau, en charge de l'équipe première, lui donne rendez-vous dans un restaurant chinois avec Jacky Violle. « Patou » leur propose de le rejoindre sur le banc des entraînements. Violle refuse, pas Bonnefont qui tient à faire jouer ses poulbots…

En 1987, voilà le Racing en finale contre Toulon. Le groupe est jeune, inexpérimenté, alors il savoure d'être au parc des Princes. Pour rejoindre l'enceinte parisienne, le groupe emprunte un vieux bus RATP à plateforme et traverse Paris sous le regard incrédule des automobilistes. Les Varois l'emportent 15-12.

..
Partagez cette page sur