Parc des Princes, Paris, 26 mars 1944

Retrouvez l'historique des finales du championnat de France de rugby depuis 1892 et sa première édition...

U.S.A. PERPIGNANAIS 20 - AVIRON BAYONNAIS 5

Les équipesUSA Perpignan :
Aubert Puig, F. Trescazes, J. Desclaux (cap.), J. Teulière, F. Got, o) H. Marty, m) J. Crespo, J. Barande, M. Blanc, J. Palat, A. Ulma, L. Barris, M. Trilles, A. Conté‚ L. Carrère.

Aviron Bayonnais :
A. Alvarez, P. Larre, J. Dauger, M. Celhay (cap.), E. Elissalde, o) M. Salinas, m) I. Dubalen, F. Boudon, A. Goutenègre, P. Labèque, L. Bisauta, J. Dumas, J. Casteigt, R. Perez, S. Carvalho.

Les points :

USAP : Trilles, Conté, Teulière, Got, Desclaux, Trescazes, essais ; Aubert Puig, transformation.
AB : Dauger, essai ; Elissalde, transformation.

Arbitre : Louis Murail

Quatre vingt seize clubs avaient été répartis en douze poules de huit qui qualifiaient les deux premiers conviés à en découdre dans quatre poules de six destinées à dégager les huit clubs qui s'affrontèrent en quarts de finale. En demis, l' U.S.A.P. écartait sans trop de facilité l' A.S. Montferrandaise et l' Aviron se débarrassait avec netteté d'un Toulouse Olympique impressionnant avec ses Bergougnan, Quaranta, Sylvain Bès et Barran (17-3). Les Bayonnais alignaient dix champions sortants et récupéraient Elissalde et Boudon. Les Catalans, sous le capitanat du prestigieux Jep Desclaux, comptaient une pléiade de jeunes dont certains appelés à la gloire dans les rangs du jeu treiziste rené de ses cendres : Puig Aubert, Trescazes, Crespo, Blanc, Ulma et Barris.
Une alerte aérienne retarda le coup d'envoi de quelques minutes. Les Perpignanais renversèrent les pronostics et battirent les Bayonnais à leur propre jeu offensif. Ainsi, les deux formations témoignaient leur amour et de la tradition d'un rugby ouvert, comme en 1913 pour l'Aviron et en 1914 pour les Catalan. Trilles ouvrit le score et son compère de première ligne Conté l'imita (6-0) ; l'U.S.A.P. semblait avoir le match bien en main. Peu avant la pause, toutefois, Dauger terminait en but une magnifique attaque bayonnaise : 6-5 à la mi-temps après la transformation d'Elissalde. Pour améliorer son efficacité offensive l'Aviron fit permuter Salinas et Elissalde. Mais une attaque bayonnaise gâchée par une mauvaise passe à Jean Dauger provoqua un terrible contre des Catalans terminé par un essai de l'ailier Got (11-5).
Le match était dès lors joué. Les Bayonnais décontenancés encaissèrent trois essais supplémentaires par Teulière, Desclaux et Trescazes. Les meilleurs de l'après-midi avaient remporté‚ la victoire de la plus indiscutable des manières. Et avec la manière.

Encyclopédie du rugby français, P. Lafond & J-P Bodis, éditions Dehedin.

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