Parc des Princes, Paris, 17 avril 1910

Retrouvez l'historique des finales du championnat de France de rugby depuis 1892 et sa première édition...

F.C. LYON 13 - STADE BORDELAIS U.C. 8

Les équipes

FC Lyon :
A. Faucheux, G. Debayeux, G. Denat, I. Brossy, H. Ambert, o) C. Martin, m) M. Novel, J. Bavozet, J. Fischer, G. Vuillermet, P. Bavozet (cap.), M. Bernard, + M. Favre, V. Gillon, P. Mauriat.

Stade Bordelais :
H. Martin, M. Leuvielle (cap.), F. Perrens, W.C. Campbell, M. Bruneau, o) I. Casamayor, m) Delaye, A. Mass‚ L. Mulot, M. Laffitte, H. Tilh, J.J. Conilh de Beyssac, R. Blanchard, H. Gross-Droz, R. Monier.

Points
FCL : Debayeux (2), Vuillermet, essais ; Favre, Mauriat, transformations.
SBUC : Delaye, essai ; Martin, but après marque ; Delaye, transformation.

Arbitre : Paul Meyer

Le S.B.U.C. avait pris quelque liberté avec les règles de l'amateurisme en s'attachant les services d'un entraîneur salarié du club depuis la saison précédente. L' U.S.F.S.A. décida, après enquête, de renvoyer le Gallois Priest dans sa Principauté. Mais celui-ci intenta un procès et le gagna. Il était donc toujours à son poste. Le S.B.U.C. et le F.C. Lyon se retrouvaient en finale après l'écrémage de deux tours et les demi-finales où ils avaient défait le Stadoceste Tarbais (16-3) et le Racing (9-0).
Les Bordelais se présentaient avec une impressionnante série de victoires. Il ne s'agissait pas d'ailleurs de connaître avant le match le nom du vainqueur, mais plutôt l'écart en faveur des Girondins.
La surprise fut totale. Pourtant le S.B.U.C. menait 5-0 dès la 10e minute grâce à un essai de Delaye qu'il avait transformé lui-même. Mais les Lyonnais, bien menés par Mauriat et les frères Bavozet, revinrent dans la partie. Ils avaient renversé le destin du match dès la mi-temps qui fut atteinte sur le score de 8-5 en faveur des Rhodaniens. Debayeux et Vuillermet avaient marqué chacun un essai et Favre avait ajout‚ une transformation.
Après la pause, le S.B.U.C. repartit à l'assaut et Martin égalisa d'un but après marque réalisé en coup de pied tombé (8-8). La partie demeura alors indécise, voire fébrile. Elle semblait devoir se conclure sur un score de parité lorsqu'à deux minutes de la fin, sur une offensive de grand style, Debayeux pointa sous les poteaux l'essai de la victoire que Mauriat, en imitation de son compère Favre l'autre pilier, transforma (13-8).
Le soir, lorsque la nouvelle parvint en Gironde, la foule crut à un canular.

Encyclopédie du rugby français, P. Lafond & J-P Bodis, éditions Dehedin.

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