Bécon-les-Bruyères, 18 mars 1894

Retrouvez l'historique des finales du championnat de France de rugby depuis 1892 et sa première édition...

STADE FRANCAIS 18 - INTER-NOS 00



Les équipes

Stade Français :
P. Da Silva Paranhos delio Branco, H. Dorlet, F. Bouisson, M.M. Bellencourt, H. Amand, F. Vernazza, I. Chastani‚ H. Mamelle, H. Lebreton, A. de Ioannis, P. Garcet de Vauresmont, L. Dedet, I. Olivier, L. de Ioannis, M.R. Bellencourt.

Inter-Nos :
Noyer, P. Boncourt, E.W. Lewis, L. Cotton, Perreault, C. Berthommé‚ G. Hadley, Bemelmans, Manchon, H. d'Herbinville, A. Tebbitt (cap.), E. Mahler, L. Ribault-Lagasne, A. Haymann, W. Hadley.

Points
SF : M.M. Bellencourt, Bouisson, A. de Ioannis, Amand, Olivier, Lebreton, essais.

Arbitre : ?

"A nouveau, cinq clubs engagés : trois de Paris, le Stade Français, le Racing et l'Inter-Nos et deux d'Asnières, l'Association Sportive et le Cercle Pédestre. La marque était désormais celle en vigueur Outre-Manche 3 points pour un essai et une pénalité, 4 pour un drop et 2 pour une transformation. Le tenu en but qui valait deux points, subsistait encore.
Au premier tour dont le Stade Français était exempt, le Racing avait écrasé l'A.S. Asnières (94-00), soit 20 essais, 15 transformations et deux tenus en but. L'Inter-Nos s'était débarrassé du C.P. Asnières et se voyait qualifié directement pour la finale. Le Stade, par sa victoire sur le Racing (9-0), soit trois, était le deuxième invité à la fête.
La finale fut sans problèmes pour les Stadistes. Les hommes de l'Inter-Nos résistèrent en première mi-temps avant de concéder trois essais avant la pause (9-0). Après l'intervalle, avec l'appui du vent, ils essayèrent de refaire leur retard par des offensives déterminées mais un peu brouillonnes. Mais les tenants titre laissèrent passer l'orage avant de marquer trois essais supplémentaires. En outre, un drop de Dorlet frôla les poteaux de l'Inter-Nos où Lewis, futur Colonel de l'Armée Britannique et international… français effectua une sortie remarquée.
Un doute subsiste quant à l'identité de l'arbitre ayant eu en charge cette troisième finale de l'histoire. De manière assez étonnante en effet, aucun document ne mentionne le nom du directeur de jeu."Néanmoins, il semble qu'entre plusieurs candidatures possibles, celle de Georges de Saint Clair soit la plus acceptable. C'est du moins la conclusion à laquelle se range Roger Austry dans son remarquable ouvrage en l'honneur du corps arbitral : « C'est la faute à l'arbitre ».

Encyclopédie du rugby français, P. Lafond & J-P Bodis, éditions Dehedin.

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