Grégory Menkarska : « Perdurer »

- Grégory Menkarska et Auch vont lutter avec leurs armes pour tenter de se maintenir en PRO D2
Treizième de la PRO D2 la saison passée, le FC Auch Gers ne demande qu’à remonter au classement. Mais Grégory Menkarska, l’emblématique pilier gersois le sait : Auch n’a pas les moyens de lutter avec les autres clubs au vu de son budget. Alors, à l’image de Bourgoin en TOP 14 Orange, c’est encore avec les valeurs de combat et d’abnégation qu’il ambitionne de se maintenir en PRO D2.
Le parcours d’Auch en 2009-2010
pdf - 280.4 koComment s’est passée la reprise ?
C’était une reprise classique : on a eu 3 semaines de préparation physique assez intense, avant de jouer en amical contre Pau. C’était assez catastrophique, d’ailleurs. On a été balayés par la Section, qui avait repris avant nous. Ensuite, nous avons basculé sur un stage d’une semaine à Lourdes, avant de jouer le trophée de Bigorre contre Colomiers. Nous avons perdu 18 à 11, mais le match était plus équilibré. Il y a eu des bonnes choses malgré la défaite.
Qu’est-ce qui a changé à l’intersaison à Auch ?
Il y a eu pas mal de mouvement dans l’effectif. Auch est un club qui sert de tremplin à des joueurs qui viennent ici pour se relancer. On aurait bien voulu en retenir certains, mais financièrement parlant, c’est impossible. Donc nous avons à nouveau recruté des joueurs revanchards. C’est un peu le problème d’Auch : on est dans la reconstruction permanente. Les joueurs qui viennent jouent pleinement le jeu, ils nous apportent beaucoup, mais seulement sur une saison.
Que vise Auch cette saison ?
Le maintien, pas plus ! Il faut être réaliste : nous avons un des plus petits budgets de PRO D2, sinon le plus petit, et le contexte économique est difficile, surtout dans le Gers. Des repreneurs sont arrivés, les collectivités nous aident dans la limite de leurs moyens. On essaie d’abord de perdurer avant d’être ambitieux. Pour cela, en plus d’un gros cœur, et d’une bonne mentalité, on va se baser sur notre conquête, en essayant de dynamiser le jeu quand on pourra le faire. La saison passée, on a été malheureux dans le but, ça nous a coûté pas mal de victoires. On espère que l’arrivée de Pierre-Alexandre Dut pourra nous aider en ce sens.
Après votre expérience à Toulouse, vous êtes revenu à Auch. Avez-vous songé à repartir ?
Je sais que cela peut paraître bizarre, mais je ne regrette absolument rien. J’ai tenté le pari à Toulouse, j’ai mis les deux pieds dans le monde professionnel, mais j’ai besoin d’un bon équilibre pour avancer. Et ici, je l’ai. Je fais partie des gens qui pensent qu’ils ne seraient bons que dans un seul club. Moi, c’est Auch. Ils m’ont formé, lancé dans le grand bain. Je leur dois beaucoup. Ici, je suis épanoui. Depuis que je suis revenu, je n’ai jamais pensé à repartir.
Quels jeunes joueurs peuvent se révéler sous le maillot d’Auch ?
Il y a pas mal de jeunes qui poussent, depuis l’an dernier déjà. Je pense par exemple à Erwan Bérot, qui a été souvent blessé et qui aura une carte à jouer. Mais il y en a d’autres qui poussent, qui font jouer la concurrence. On a un peu changé de mode de fonctionnement depuis 2-3 saisons, puisque le centre de formation s’est rapproché de l’équipe pro. Ils s’entrainent avec nous assez régulièrement, et ça fait du bien aux anciens !
Comment jugez-vous le niveau global de la PRO D2 ?
Ce qui m’inquiète, c’est qu’à chaque saison, 2-3 clubs annoncent leurs ambitions. Et chaque saison, on constate à la fin qu’ils avaient raison ! Il y a eu Toulon et Agen par le passé, Lyon cette année… Ils ont les budgets, et font le recrutement pour. Ils prennent les joueurs qu’ils veulent, alors qu’on prend les joueurs qui veulent bien venir… Concernant le niveau, je constate qu’il y a pas mal de joueurs expérimentés qui rejoignent la PRO D2, souvent dans des équipes ambitieuses. Grâce à eux, le niveau général s’améliore.








