PRO D2 Le point
Par Nicolas LAVALLEE, le 16 mai 2013.

Finale de PRO D2 : l’avis d’Aubin Hueber, finaliste 2003

Champion de France de PRO D2 en 2005 avec le RC Toulon en tant qu’entraîneur, Aubin Hueber avait perdu la finale d’accession en 2003 avec Tarbes face à Montpellier (25-21). Consultant pour LNR.FR lors de la finale 2013 entre Brive et Pau à Bordeaux, il nous livre son regard d’ancien joueur et d’entraîneur sur cet événement.



LA SAISON
« Disputer une finale c’est avant tout un soulagement, c’est l’aboutissement d’une saison, d’un projet. Quand on en est là c’est qu’on s’en est donné les moyens. C’est ainsi que j’ai vécu la finale 2003 avec Tarbes.
Toulon en 2005, c’est différent. Nous étions montés directement en finissant premiers mais ce qui compte aussi c’est quand, comment et pourquoi tu es descendu. Nous c’était par rétrogradation administrative et cela faisait 5 ans qu’on végétait en PRO D2, qu’on ne parvenait pas à en sortir. Brive est descendu l’an passé et Pau en 2006 avec Toulon, juste après notre remontée.
La problématique est donc différente d’autant que la section paloise a perdu l’an passé en finale d’accession (20-29 face à Mont de Marsan). Mais les deux équipes valident une saison qu’elles ont terminée à la 2e place pour le CABCL et 3e pour les Béarnais.
Donc, dans leurs têtes, elles sont à leur place. C’est logique qu’elles se retrouvent en finale. D’autant que les équipes n’ont été séparées que d’un point au classement. Elles ont donc le sentiment, chacune, d’être proche de l’autre et de pouvoir rivaliser ».

LA MISE EN CONDITION
« Avant le match, il faut essayer de se mettre dans sa bulle. Inutile de mettre l’accent sur l’importance de l’enjeu, sur le fait qu’on va jouer une finale. Les joueurs en sont conscients, ils savent ce que cela représente et ce que cela peut impliquer derrière.
Il faut bien se concentrer sur le seul objectif valable : la victoire. L’entraîneur, le staff ne doivent rien changer à leurs habitudes de fonctionnement. On va insister sur la récupération physique et empêcher les joueurs de jouer ce match avant, dans leur tête.
Pour cela, un début de semaine basé sur des jeux ludiques, de la récupération, quelque chose de très léger. Séances vidéo le lundi et le mardi, repos le mercredi pour leur permettre de conserver leurs habitudes et voir leur entourage. Le jeudi, un bon entraînement collectif et en fin de semaine des entraînements courts de 20 minutes pour répéter les 2 ou 3 combinaisons principales.
Le lien avec les capitaines est important. Il faut redonner la main aux leaders. C’est aux joueurs de prendre les choses en main avant une finale. Le staff ne doit pas être intrusif ».


LE DISCOURS D’AVANT-MATCH
« Simple et court. On rappelle les données techniques et stratégiques du match. On insiste sur le fait de jouer son jeu. C’est aux capitaines de faire dans l’affectif.
Personnellement, pendant que les joueurs se changent je passe de l’un à l’autre afin de leur rappeler les consignes par rapport à leur poste. Elles durent moins d’une minute, et une petite tape d’encouragement. Le gros briefing a été fait à l’hôtel avant de partir au stade. »

LA GESTION DE LA DEFAITE
« Une finale il y a deux équipes mais un seul vainqueur ! C’est un moment important la gestion de la défaite car cela peut conditionner le début de saison suivante. Un discours peu en adéquation peut vous miner un joueur durant son intersaison !
On insiste sur le positif. Juste après le match il est inutile de faire un long discours. Le mieux est d’y revenir à froid dans la semaine, quand la déception est digérée. Il faut aussi s’adapter aux raisons objectives de la défaite. Si l’équipe a le sentiment d’avoir fait son maximum, d’avoir suivi les consignes mais que finalement l’adversaire était plus fort, le discours sera plus axé sur « Dommage, vous êtes déçus c’est normal mais on n’a pas démérités, on a fait honneur au maillot, etc ».
C’est plus délicat quand vous avez le sentiment qu’un fait de jeu, qu’un manque de chance est venu gâcher votre chance. Mais il faut quand même rester positif dans ces cas-là.
Pour le staff, l’analyse va être différente. En général pour obtenir le résultat sportif que l’on souhaite on se donne 3 ans. Si vous n’y parvenez pas, la responsabilité incombe plus au staff qu’aux joueurs à mon avis. Il faut changer quelque chose dans l’approche des entraînements, de la compétition, le contenu des séances.
Si vous êtes dans ce cycle des 3 ans, on se dit qu’on a encore X années pour parvenir à l’objectif, qu’on va se renforcer et que cette défaite sera de l’expérience pour plus tard. Aux gars on leur dit alors de se reconcentrer rapidement sur la saison suivante et surtout de se reposer. »

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