
- Tourné vers l’avenir, Fabrice Landreau sait que Grenoble va devoir faire un gros match pour éliminer Bordeaux en demi-finales.
Lyon champion, est-ce une déception de ne finir que deuxième ?
Je pense tout d’abord à féliciter les Lyonnais pour leur parcours tout au long de la saison, il ne faut pas oublier qu’ils ont trusté la première place depuis de longs mois, au fil des matches ils ont su rester devant et ils sont aujourd’hui récompensé. Nous avons pourtant essayé jusqu’au bout de jouer notre chance. On a cru jusqu’au dernier moment à un exploit des Stéphanois qui se sont très bien battus. Bravo aux Lyonnais, on leur souhaite bonne chance pour la saison prochaine, encore une fois, c’est une récompense pour eux. De notre côté, on est content d’avoir pu créer l’incertitude jusqu’au bout, on ne meurt qu’à deux petits points, on a fait une saison bien remplie et on est très satisfait de notre parcours, compte tenu d’un démarrage plutôt poussif.
Justement, vous terminez à deux points seulement, est-ce dû à votre début de saison ?
Honnêtement non, il faut laisser un peu de maturité, un petit peu de temps. Pendant l’intersaison nous avons eu pas mal de changements, on a connu un début difficile, on a commencé simplement à relever la tête à la onzième journée, puis on a vraiment vu la progression du groupe, la confiance s’est bâtie au fur et à mesure, avec des victoires, des victoires difficiles à avoir à l’extérieur, et des succès compliqués à domicile. Grâce à ça, petit à petit, l’équipe a commencé à prendre confiance, puis le fond de jeu est arrivé, et on a gagné à de nombreuses reprises. L’équipe est partie de trop loin malheureusement pour pouvoir bousculer la hiérarchie, mais c’est quelque chose que l’on doit avoir au fond de notre esprit maintenant et puis ce qu’il faut maintenant, c’est de ne pas renouveler les mêmes erreurs.
Quel bilan pouvez-vous tirer de votre saison avant ces demi-finales ?
On a réussi à se qualifier dans les cinq, ce qui était l’objectif principal en début de saison, on s’était plus si affinité bien sûr avec une demie à domicile, on l’a obtenue également. Je pense qu’on peut être très satisfait du bilan de notre saison régulière, satisfait d’avoir cette seconde place et de pouvoir accueillir Bordeaux à Grenoble, dans un Lesdiguières qui va sentir bon les phases finales et qui sera à guichet fermé.
Vous parliez de victoires tout à l’heure, onze d’affilés maintenant, la dernière défaite remonte au match à Bordeaux, justement …
Oui c’est vrai, ça remonte à Bordeaux pour la dix-neuvième journée, la rencontre s’était jouée à rien du tout. Bordeaux, c’est marrant mais les trois équipes que l’on n’a pas réussi à battre cette année sont Bordeaux, Lyon et Mont-de-Marsan, qui nous a battus deux fois. Bon, on va essayer de faire changer un peu les choses, ça serait bien, on serait content.
Comment se prépare-t-on à une demi-finale, tant sur le plan mental que physique ?
Je n’ai pas vraiment envie de changer, mais il y a tout d’abord une véritable attente de la part des amoureux du club depuis plusieurs semaines, nous avions la chance justement d’avoir acquis cette demi-finale deux semaines auparavant, à deux journées de la fin, donc on a pu faire un gros travail foncier. Cette semaine, on va essayer de la savourer surtout, de la préparer du mieux possible pour ne pas la manquer et se donner les moyens de battre Bordeaux une fois pour toute, tout en essayant de faire plaisir, de se faire plaisir. Ce sera un tout autre match, on pourra partager ça avec notre public mais ça va être une sacrée tâche.
Vous finissiez deuxième de PRO D2, vous sentez-vous dans la peau du favori maintenant ?
Le favori, je ne sais pas, mais c’est une nouvelle saison qui démarre, ce sont des matches éliminatoires et toutes les équipes se valent aujourd’hui, vraiment. Que ce soit Grenoble deuxième, ou Bordeaux qui termine cinquième, je crois que toutes les équipes se valent, ça ce n’est dû à rien et encore une fois, j’en veux pour preuve que nous n’avons pas réussi à battre ni les Lyonnais qui montent directement, ni les Bordelais, ni les Montois. J’espère ainsi que l’on sera capable de battre les Bordelais.








