Les Points :
Racing-Métro 92 : 3 essais Bobo (3e), Vakaola (8e) Hehea (72e), 1 transformation Wisniewski (9e), 2 pénalité Wisniewski (29e, 84e)
Mont de Marsan : 4 essai Genthieu (10e), Dutilh (52e), Cazeaux (86e), Mazzoneto (100e), 3 transformations Arrayet (10e) Lafforgue (53e), Lafforgue (86e), 1 pénalité Arrayet (20e, 35e)
Les équipes :
Racing-Métro 92 :
Ward – Bobo, Vulmakoro, Lombard, Vakaolo – Wisniewski, Pichot – Qovu, Russell, Leo’o, Raiwali, auradou, Coetze, Festuccia, Lo Cicero
Remplaçants : Sempere, Tuugahala, Hehea, Dieudé, Berry, Dubois, Valbon
Entraîneurs : Philippe Benetton, Simon Mannix
Mont de Marsan :
Cazeaux - Mazzoneto, Cler, Genthieu, Machkanelli – Lafforgue, Arrayet – Giraud, Dhien, Tastet, Suta, Mynhardt, Ormaechea, Dehez, Etcheverry
Remplaçants : Lauga, Gobler, Leleu, Travini, Carré, Chedal, Dutilh
Entraîneurs : Marc Dal Maso, Stéphane Prosper
Arbitre : M. Mené
A majorité Jaune et noir, le Parc des Sports de Beaublanc accueille la finale de PRO D2 entre Le Racing-Métro 92 et le Stade Montois, deuxième et troisième de la phase régulière derrière Toulon, et respectivement vainqueur de La Rochelle et du LOU en demi finale. Et c’est sous un soleil de plomb que ce dernier acte du championnat débute pour délivrer le deuxième et dernier accessit au TOP 14, avec des arrières Parisiens évoluant avec des souliers rose…
Parti sur les chapeaux de roue, le match est intense dès on entame, et, bien que moins nombreux, ce sont les supporters parisiens qui donnent de la voix d’entrée. Après à peine 3 minutes, Jonathan Wisniewski délivre un maître coup de pied décroisé par-dessus la défense landaise à hauteur des 22 mètres, et la bombe fidjienne Sireli Bobo plante la première banderille en coin. Les Ciel et Blanc démarrent en fanfare et appuient encore sur l’accélérateur.
A la huitième minute, Florent Cazeaux, acculé dans ses 22 mètres par un coup de pied long des Franciliens, tente une relance et plaqué par un Racingmen, libère la balle d’une passe hasardeuse… Vakaola qui passe par là ne se fait pas prier et inscrit le deuxième essai du Métro, cette fois ci transformé, Menés 12-0 dès l’entame, les Montois prennent un gros coup derrière la tête, de quoi leur gâcher leur finale…
… pas du tout, car sur le renvoi, ils repartent de plus belle vers l’en-but adverse et cela paye immédiatement grâce à Alban Genthieu qui s’arrachant au cœur de la défense traîne deux adversaire dans son sillon et redonne de l’espoir aux Landais. L’essai est transformé et l’on se dit qu’avec Trois essais en dix minutes, la partie s’annonce explosive. Mais le 12-7 du début de match enfle petitement grâce à une pénalité de chaque côté.
Les deux équipes se rendent coup pour coup avec des tentatives par ci par là, mais le premier acte et son orgie d’intentions n’est plus qu’un souvenir. Cependant, les Montois se montrent un peu plus à leur avantage, et insistant au ras, mettent le Racing à la faute sur les 50 mètres, et John Qovu, prit par la patrouille, écope d’un carton jaune. Arrayet tente et réussit la pénalité, ramenant les siens à deux longueurs des Parisiens.
La fin de la première période est indéniablement Landaise. D’abord par la paire de centre Genthieu-Cler qui perce plein champs… ensuite par Mazzoneto et Cazeaux qui terminent dans l’en but adverse en pressant Brent Ward dans ses derniers retranchements… Sur la sirène, le Stade bénéficie d’une nouvelle pénalité, mais Arrayet, qui manque son deuxième coup de pied de la partie manque l’occasion de donner l’avantage pour la première fois du match aux siens.
Les deux équipes rentrent au vestiaire sur un score de 15-13 pour les Parisiens, mais si l‘entame a totalement été à l’avantage des Parisiens, les Landais ont peu à peu prit l’ascendant sur leur adversaires… et à entendre le public Jaune et Noir scandé des « On est pas fatigué ! On est pas fatigué ! », la deuxième période peu s’annoncer sous les meilleurs hospices pour leurs protégés.
Une fatigue que les coachs Parisiens anticipent en faisant rentrer du sang frais devant, mais ce sont encore les Montois qui se montrent les plus dangereux avec une échappée belle de Benat Arrayet, bien servit côté fermé par Marc Giraude, et copnclue par Jocelino Suta… mais sans essai ! Et ils remettent le couvert avec Florent Cazeaux qui perce sur trente mètre. Sur le regroupement le ballon sort et Suta encor lui fixe la défense et qui voit une vague Jaune et Noir inonder son en-but… en bout de ligne, Machkhaneli à la terre promise en ligne de mire mais fait un en avant.
Le Métro résiste mais ne parient pas des dégager… et finit par céder. Lionel Dutilh, entré à la place de Benat Arrayet touché, donne un coup de pied à suivre par-dessus la défense et arrive le premier dans l’en but pour aplatir… l’essai est transformé par Yannick Lafforgue et le Stade Mopntois passe devant pour la première fois du match 20-15. Le Métro accuse le coup, d’autant que d’emblée, il bénéficie d’une pénalité à gauche des poteaux et à 22 mètres… que manque Wisniewski.
Si ce deuxième acte met en avant les velléités montoises, les Parisiens montrent qu’ils sont toujours là et prêts à en découdre. C’est d’abord une charge des avants qui envoie Lo Cicero dans l’en-but, mais sans le ballon, le pilier italien faisant en-avant avant d’entrer en terre promise. Ce sont ensuite des groupés pénétrants qui mettent à mal la défense la landaise qui concède une touche à 5 mètres. C’est encore la touche qui suit, d’où les avants d parisiens forment une cocotte qui semble aller à dame… et ce sont toujours les Jaune et Noir qui se dégagent…
Inlassablement, les Parisiens reviennent camper à porter d’essai de la ligne Montoise… A la 72e, Mont de Marsan bénéficie d’une touche dans ses 22 mètres, et au lieu de dégager, les arrières landais relancent mais sont pris dans leur en-but. Mêlée, à 5 pour les Ciel et Blanc qui cette fois ne laissent pas passer leur chance et inscrive leur troisième essai de la journée, grâce à Hehea, au pied des poteaux… et chose invraisemblable, Wisniewski, avec un coup de pied ultra facile manque la cible et les deux formations sont dos à dos 20 partout.
Les deux formations se rendent coup pour coup mais ne parviennent pas à marquer… Si bien qu’à la sirène, les deux formations sont toujours à égalité, et les prolongations débutent sous un soleil toujours aussi présent. Et d’entrée, les Racingmen repartent de l’avant et obtiennent une pénalité facile à Trente mètre. Wisnieski qui a réglé la mire redonne trois points d’avance au Racing, 23-20… mais coup de théâtre, encore un, sur le renvoi, les Landais récupère la balle et Suta parti au plein cœur de la défenses Ciel et Blanche sert Flroent Cazeaux qui file à l’essai. Yannick Lafforgue redonne quatre points d’avance à Mont de Marsan.
On n’arrête plus les Montois qui, sur le renvoi, voient Julien Tastet s’échapper, sans succès. Puis c’est au tour de Mazzoneto de créer le danger, bien relayé par Grobler… qui échouent à Dix mètres mais obtient une pénalité sur le regroupement suivant. Sur la sirène, Lafforgue manque la pénalité en coin, mais à la mi-temps de la prolongation, les Landais mènent 27-23. Dans ce dernier acte, les Franciliens condamnés à marquer un essai tentent sur chaque balle de partir à l’assaut de l’en but Landais, mais les Montois, solide en défense résiste et gère leur avance en occupant le terrain.
La fin du match est une succession de petit tas orchestrés par les Montois pour gagner du temps. Le Métro lance toutes ses forces dans la bataille, et dans la dernière minute, remonte tout le terrain pour porter le danger sur la ligne Montoise. La pression est énorme… mais Mazzoneto chipe la balle côté fermé et repart sur 90 mètres pour donner la victoire à Mont de Marsan. Pour la petite histoire, c’est le flanker Julien Tastet qui tente la transformation mais qui la manque… Le Stade Montois l’emporte 32-23, sur la longueur, et accède au TOP 14… cinq ans après avoir quitté l’élite. Le Bonheur est immense sur la pelouse de Beaublanc, les Jaune et Noir sont assaillis par leur supporters.
L’un des Montois sera toutefois très partagé ce soir. Après avoir participé à la formidable épopée landaise 2007-2008, Jocelino Suta, à nouveau auteur d’un match énorme aura la fierté d’avoir permis aux siens d’accéder au TOP 14… mais ayant déjà signé au Métro pour la saison prochaine, il évoluera encore en PRO D2 l’année prochaine. Le deuxième plus gros budget de deuxième division, promis aux étoiles de la première division ne jouera pas en élite, privé qu’il aura été par le deuxième plus petit. Une nouvelle aventure débute pour les Parisiens qui devront confirmer pour monter, peut-être directement l’an prochain. Pour les Landais, il va falloir se préparer au TOP 14, grandir et s’armer pour tenir le choc et éviter de faire l’ascenseur. Bravo aux Ciel et Jaune qui vont devoir affronter la liesse de Mont de Marsan pour le retour dès ce soir dans la préfecture des Landes.








