International Tournoi des VI Nations
Par Baptiste LE BEUX, le 24 février 2014.

VI Nations – Emile N’Tamack : « Qu’ils se lâchent ! »

Au sortir du revers au Pays de Galles, la France a dit adieu au Grand Chelem… pas à la victoire ! Mais pour Emile Ntamack, notre consultant et parrain de la LNR, il faudra pour cela mettre un terme au récurrent problème qu’est le manque de créativité dans le jeu. Pour lui, il ne s’agit pas d’un manque de potentiel, il faut que les joueurs se lâchent ! Entretien.


Quel est votre ressenti sur le match de ce week-end ?
C’est un gros coup d’arrêt ! Par rapport aux espoirs que nous avions suite aux deux premiers matchs, c’est forcément une déception. Chronologiquement, il fallait, à l’abord de ce Tournoi, se rassurer. Cela passait par des victoires, peu importait la manière, et cela a été fait. Il y avait eu des promesses contre l’Angleterre, face à l’Italie nous attendions mieux, mais ça gagnait, c’était positif.
Cela nous mettait dans les meilleures dispositions pour préparer le Pays de Galles et passer au révélateur. Il fallait voir si la victoire sur les Anglais était un exploit isolé, ou si nous avions réellement franchi un cap… au sortir du match à Cardiff, le constat est évident. Face à une équipe courageuse, qui a proposé beaucoup de combat, et au final, pas grand-chose d’autre, les travers de la France sont ressortis.

Comment expliquez-vous cette entame catastrophique ?
Les garçons étaient prévenus. Au regard du début de Tournoi des Gallois, étant donné que la rencontre se disputait à Cardiff, dans ce stade unique, et d’ailleurs l’ambiance n’a déçu personne, tout le monde savait que les Diables Rouges allaient cracher leur venins et entamer la rencontre pied au plancher. Personnellement, je pensais que les Français seraient capables de tenir, de plier sans rompre. Ils ont plié et rompu. Nous avons été incapables de leur tenir tête et de réagir, mais pas seulement sur l’entame, sur tout le match.

Quels sont les gros points noirs ?
Il y en a un surtout, toujours le même, l’incapacité à prendre le jeu à son compte. Depuis le début du Tournoi, mais avant également, La France ne parvient pas à produire du jeu, à créer lorsqu’elle est en possession du ballon. D’où des difficultés à avancer, à faire circuler la balle efficacement. On voit des joueurs faire l’essuie-glace, aller un coup à gauche, ensuite à droite, revenir sur la défense… c’est un problème de positionnement et de repositionnement. Mais de fait, nous n’avançons pas, ou rarement. Après, il est évident que si nous ne parvenons pas à franchir, cela devient difficile.

Quels sont les motifs de satisfaction ?
Franchement, dans le jeu, tout est à remettre à plat. Nous avions observé une défense accrocheuse, et nous nous sommes trop reposés dessus. Nous n’avons pas suffisamment tenté, créé. Pourtant, je le répète, il y a un énorme potentiel. A commencer par le fond du terrain avec des joueurs très bons mais pas assez exploités. Je pense à Bonneval qui a des jambes et des appuis de feu, mais qui sur chacun de ses ballons s’est retrouvé avec la défense sur le râble. Je peux encore une fois parler de Dulin, d’Huget ou de Fofana… ils peuvent créer et être dangereux, ils le montrent tous les week-end en club. Mais en Equipe de France, ce sont des bribes individuelles, il manque un élan collectif.

La victoire est toujours envisageable… comment réagir après une telle désillusion ?
C’est un révélateur du niveau de cette équipe. Il ne faut pas se leurrer, c’est un coup d’arrêt. Maintenant oui, la victoire est envisageable, mais cela va passer par deux victoires, à commencer par l’Ecosse, en Ecosse. Au regard du statut des deux équipes, c’est un match que la France se doit de gagner, mais cela s’annonce compliqué car l’Ecosse l’a emporté en Italie, et par expérience, on sait que ce n’est pas simple. Elle jouera chez elle, elle va mettre beaucoup de combat, mais aussi du jeu car elle produit beaucoup.
Maintenant, il faut se focaliser sur ce qui est possible, la victoire. Mais j’insiste, c’est rageant, car le Grand Chelem était envisageable, et il est si rare dans l’histoire du rugby français (DLR : neuf au total)…

Pensez-vous que le groupe va bouger pour le déplacement en Ecosse ?
On peut toujours changer les joueurs, mais le potentiel est le même dans ce groupe France élargi. Le problème n’est pas là, il faut surtout repartir vers un système de jeu qui permettrait à cette équipe de s’exprimer plus. On ne sent pas les joueurs se régaler sur le terrain, du coup nous non plus, et à partir de là, c’est délicat. Qu’ils se lâchent ! Les résultats viendront en conséquence…

Retrouvez la fiche d’Emile Ntamack, parrain de la LNR, ici

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