International Tournoi des VI Nations
Par Baptiste LE BEUX, le 29 janvier 2013.

VI Nations - J1, « Ne pas manquer l’entame ! »

Il ne faudra ni manquer l’entame du match, pour ne pas permettre aux Italiens de croire en l’exploit et ne pas tomber dans le doute, ni celle de la compétition, car un revers en Italie anéantirait pratiquement d’entrée la moindre chance de succès des Bleus dans le Tournoi. Mais forts d’une Tournée d’automne impeccable et d’un temps d’avance certain sur leurs adversaires transalpins, les Français auront à cœur de laver l’affront de 2011, pour entamer leur marche en avant de la meilleure des manières. Mais méfiance, car ces Italiens sont capables de tout.

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Les Bleus n’ont pas le droit à l’erreur en Italie pour leur entrée dans le Tournoi. (Crédit photo : Presse Sports)

Comme chaque année candidat annoncé à la victoire finale dans le Tournoi, une compétition qui lui échappe depuis le 9ème grand Chelem de son histoire en 2010, c’est avec une certaine pression que le XV de France aborde l’édition 2013, la 119ème du nom. Une pression d’autant plus soutenue qu’avec une triste quatrième place en 2012, l’obligation d’un résultat et donc d’un succès est presque obligatoire. Une situation que les épaules des Tricolores peuvent plus que largement supporter, surtout au sortir d’une Tournée d’automne parfaitement maîtrisée. Pourtant, avec des forfaits avant même le coup d’envoi de la compétition, les difficultés s’amoncèlent avant de devoir venir à bout des formations britanniques, lancées elles aussi vers le titre (l’Ecosse moins que les autres), et éviter, en match d’ouverture, le piège transalpin !

Car en effet, c’est à Rome que les troupes de Philippe Saint-André vont débuter leur campagne européenne, et l’histoire retient que lors de leur dernier déplacement à Flaminio, la désillusion avait été énorme, mais nous y reviendrons un peu plus tard. Outre un temps d’avance certain dans tous les secteurs de jeu, collectifs ou individuels, l’avantage des Bleus résidera également dans l’état de forme actuel de la Squadra Azzura. Car si le bilan global est équilibré depuis huit mois, avec trois victoires pour autant de défaites, si l’on y regarde de plus près, le bât blesse. En effet les trois succès face à des formations à leur portée, le Canada (25-16), les Etats Unis (30-10) et les Tonga (28-26) n’atténuent aucunement l’implacable vérité des trois revers en trois sorties face à des formations majeures, l’Argentine (22-37), la Nouvelle-Zélande (10-42), l’Australie (18-21).

Il faut pourtant rester méfiant, car s’il reste compliqué pour l’Italie de pouvoir être hautement compétitive à la fois sur le Tournoi et les tournées, il ne fait aucun doute que cette équipe n’a eu de cesse de progresser, à force de confrontations régulières face aux meilleures nations européennes. Se permettant le droit de dominer trois des cinq formations historiques de la compétition, la France (1 fois), le Pays de Galles (2 fois) et l’Ecosse (6 fois). Seules l’Irlande et l’Angleterre échappent à la règle, mais qui sait…

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Le 12 mars 2011, pour le dernier match entre latins à Rome, les Italiens créaient l’exploit en s’imposant 22-21. Un rêve à prolonger pour les locaux, un affront à laver pour les visiteurs. (Crédit photo : Presse Sports)

Le 12 mars 2011 en tête

Et même si cette évolution a connu un net ralentissement, le futur s’annonce ensoleillé au regard de l’actuelle mutation qui s’opère. Au niveau du staff d’abord, avec l’arrivée de Jacques Brunel. Emblématique technicien français, il restera l’entraîneur ayant permis à Perpignan d’être sacré en 2010 après 54 ans de disette, mais aura également participé aux bons résultats du XV de France sous l’ère Bernard Laporte, de 2001 à 2007 en tant qu’entraîneur adjoint. Son expérience du plus haut niveau et son expertise sont clairement un avantage énorme pour l’Italie.
Au niveau de l’équipe ensuite, car, lors de son arrivée à la tête de l’équipe d’Italie, Brunel avait annoncé que l’objectif restait la coupe du Monde 2015 et que les quatre années le séparant de ce rendez-vous étaient dévolues au travail et à la création d’une nouvelle dynamique. Une nouvelle dynamique en partie activée au niveau du groupe, avec la disparition de nombreux cadres, les frères Bergamasco en tête, et l’émergence de nouveaux talents, plein d’enthousiasme, à l’image du centre Benvenuti.

Et si nous ajoutons à cela le fait que les Italiens évoluent dans de très bons clubs, Castrogiovani à Leicester, Lo Cicero au Racing-Métro 92, Sergio Parisse au Stade Français, Gonzalo Canale à La Rochelle, Andrea Masi aux Wasps… que la majeure partie des autres joueurs évoluent dans les rangs de Trévise ou les Zèbre… que ces deux équipes participent à la Ligue Celte et la HCup… l’expérience du plus haut niveau de ces Transalpins n’est plus à démontrer. D’autant plus que, si certains cadres n’ont pas été reconduits, d’autres sont toujours sur le pont, avec les mêmes Castriogiovani, Lo Cicero, Parisse devant, Masi, Canale, Orquera derrière.

Enfin, même si le passé reste le passé, surtout en sport, à Rome, l’Italie reste sur une victoire historique face à la France (22-21 le 12 mars 2011), la seule arrachée aux Bleus en 13 ans de présence dans la compétition. Aussi, et comme toujours dans leur antre de Flaminio, les Transalpins auront à cœur de se surpasser pour rééditer cette performance. Cependant, cet exploit italien qui, il faut le répéter est de l’histoire ancienne, reste en travers de la gorge du rugby français, et particulièrement de certains joueurs, en partance pour Rome ce week-end, et présents lors de l’historique défaite.

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Si le XV de France a opéré une mutation depuis l’arrivée de Saint-André aux commandes, l’Italie n’est pas en reste, Jacques Brunel n’hésitant pas à se séparer de cadres de l’équipe, à l’image des frères Bergamasco, ici Mirco, au profit de jeunes talents. (Crédit photo : Presse Sports)

Une longueur d’avance

Le supplément d’âme qui animera les troupes de Philippe Saint-André ne sera pas de trop pour voyager, mais ne nous voilons pas la face, au regard des dispositions des deux formations, un revers du XV de France à Rome en ouverture du Tournoi serait un cuisant échec. Car si les qualités transalpines ne sont plus à prouver, celles des Français le sont encore moins, et ils possèdent logiquement une longueur d’avance sur leurs homologues latins, que ce soit au niveau collectif autant qu’individuel. Sur un match, bien-sûr, tout est possible, mais…

Et puis, comment, au sortir d’une tournée d’automne aussi brillante, les Français pourraient manquer ce rendez-vous ? Par excès de confiance ? Il est évident qu’avec des hommes comme ceux qui composent le staff tricolore ceci devrait être évité. Par des forfaits touchant le groupe avant même le début de la compétition ? Sûrement pas, car le groupe appelé à faire le déplacement à Rome a plus que belle allure. Donc place à l’optimisme ! Les Bleus doivent également surfer sur la vague des matches de novembre, avec la confirmation des talents émergents, Maestri, Machenaud ou Fofana, et l’apparition de nouvelles têtes comme Forestier, parti pour signer un long bail avec le XV de France. Avec le retour en grâce de joueurs comme Michalak, Fritz, Ouedraogo ou Nyanga. Avec des cadres à leur meilleur niveau à l’image des Szarzewski, Mas, Papé, Picamoles, Parra ou Mermoz.

Mais pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, le staff poursuit l’évolution avec encore une nouvelles tête, le deuxième ligne Taofifenua, ou le retour d’un autre ancien sous le maillot bleu, le centre Bastareaud… L’expérience fut positive, alors pourquoi pas de nouveau ? Parce que c’est une obligation. La France doit briller dans ce tournoi et se remettre en selle pour ne pas gâcher tous le beau travail réalisé il y trois mois à peine. Les Italiens se feront un malin plaisir d’enrayer la machine, les Bleus sont prévenus et ne doivent pas retomber dans le piège. Réponse dimanche pour savoir si les Tricolores ont retenu la leçon ou si ils doivent déjà faire une croix sur la victoire finale.

Les cinq derniers France Italie dans le Tournoi :
4 février 2012, France – Italie : 30-12
12 mars 2011, Italie – France : 22-21
14 mars 2010, France - Italie : 46-20
21 mars 2009, Italie - France : 8-50
9 mars 2008, France – Italie : 25-13

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A l’image de Frédéric Michalak face à l’Australie, le XV de France doit surfer sur la vague de la Tournée d’Automne pour aborder le Tournoi 2013. (Crédit photo : Presse Sports)
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