International Coupe du monde 2011
Par Baptiste LE BEUX, le 12 octobre 2011.

Pays de Galles – France : ne pas s’arrêter en si bon chemin

Si l’Angleterre faisait figure de favorite face à une équipe tricolore hantée par une phase de poule décevante, les hommes de Marc Lièvremont ont une nouvelle fois prouvé qu’impossible n’était pas français ! En revanche, les Bleus ont également montré par le passé, qu’en coupe du Monde et après un match référence, ils n’étaient pas capables de confirmer… il le faudra face à de fringants gallois, montant en puissance depuis le début de la compétition, car il serait dommage de s’arrêter en si bon chemin.

Samedi 15 octobre, 10h.
En direct sur TF1.


Comme bien souvent, le XV de France a de nouveau montré tout ce dont il était capable alors qu’il était acculé dans une impasse rugbystique, qualifié mais décevant en poule, et laissant de (trop) nombreuses questions en suspens. S’il est dommage qu’il faille attendre que la difficulté soit énorme pour se réveiller, le temps est à la satisfaction. Profitons de cette victoire solide, qui plus est face à l’Angleterre, qui envoie les Bleus vers leur 6ème demi-finale de l’histoire (seule absence à ce niveau de la compétition lors de l’édition 1991 en Angleterre), tout comme les All Blacks, les deux seules formations à y être parvenues… un record qui en dit long !

Un autre record, celui qui sera visé face aux Gallois, sera d’atteindre la finale de la compétition pour la troisième fois de l’histoire, ce que seulement deux équipes sont parvenues à faire, l’Australie (qui peut en viser une quatrième en cas de victoire sur la Nouvelle Zélande) et l’Angleterre… et peut-être retrouver les All Blacks qui disputeraient également leur troisième finale de Mondial. Et les raisons d’y croire, pourtant faibles jusqu’alors, sont aujourd’hui nombreuses. En effet, de nombreux atouts oubliés au sortir d’une phase de poule décevante montrent le bout de leur nez au bon moment.

Tendres lors de la première phase, les Bleus ont semble-t-il retrouvé des vertus combattantes pour prendre les sujets de Sa Majesté d’entrée à la gorge et virer en tête à la pause avec un avantage confortable de 16 points (16-0). Avec un jeu au pied efficace (nous retiendrons les coups de pieds dans la boîte de Yachvili sous lesquels la famille bleue s’est régalée), une pression défensive de tous les instants, une conquête retrouvée, des trois quarts enfin inspirés…la France a offert de sérieuses garanties en vue de la demi-finale.

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A l’image d’un Vincent Clerc le point rageur sur le premier essai tricolore (son 31ème en Bleu), le XV de France a retrouvé ses vertus combattantes et enfin lancé sa Coupe du Monde... espérons que cet envol augure un long voyage jusqu’au 23 octobre !

Certes, l’Angleterre était loin de son niveau de 2003 ou de 2007. Certes, les Anglais ont joué à l’envers avec un jeu au pied déficient (curieux pour une référence en la matière) ou utilisé quand il ne le fallait pas. Certes les sujets de Sa Majesté ont oublié d’utiliser leur arme offensive numéro 1, Manu Tuilagi, et qui le prouva sur son premier ballon (à la demi-heure de jeu !) pour déchirer le rideau défensif tricolore… mais malgré tout cela, le XV de la Rose reste un monument de la planète ovale, et pour s’imposer, il faut faire montre de qualités et de maîtrise.

La France l’a fait et peut évidemment le refaire dans le sillage de cadres qui tiennent enfin leur rang. Une troisième ligne Bonnaire-Harinordoquy-Dusautoir irrésistible. Morgan Parra qui s’affirme à l’ouverture, et François Trinh-Duc impeccable lors de son entrée. Une paire de centre Mermoz-Rougerie qui fonctionne. Vincent Clerc toujours aussi précieux. Il y a de l’espoir à moins d’une semaine d’un rendez-vous vers l’histoire. Mais pour cela, il faudra confirmer et écarter le Payse de Galles… et ce ne sera pas une mince affaire.

Oubliées pour les Britanniques les années de disette (hormis les Grand Chelem de 2005 et 2008) et les humiliations passées (principalement l’élimination en phase de poule en 2007 par les Fidjiens, à Nantes, au terme d’un match épique, 34-38) !), le XV du Poireau est de retour. Et il serait trop facile de dire que cela est dû à l’aura de son entraîneur Warren Gatland, natif de Nouvelle-Zélande, et qui sur ses terres aurait trouvé la recette miracle. Si, de tout temps cette équipe a possédé de grands talents, force est de constater que la nouvelle vague, la jeunesse dorée talentueuse et décomplexée des Dragons Rouges fait des ravages.

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Dans le sillage de sa jeunesse dorée, incarnée par le puissant centre de 23 ans Jonathan Davies, les XV de Galles semble bien difficile a arrêter... mais ne dit-on pas qu’impossible n’est pas français ?

Dans le sillage de Sam Warburton (23 ans), Bradley Davies (24 ans), Rhys Priestland (24 ans), Jonathan Davies (23 ans), George North (19 ans) ou Leigh Halfpenny (22 ans), le Pays de Galles a pris une nouvelle dimension. En progression constante depuis le coup d’envoi de la compétition, il y a de quoi inquiéter les Bleus, car lors du match d’ouverture ils avaient bien failli faire tomber le champion du monde sud-africain (défaite 16-17). Aujourd’hui, et 4 matchs plus tard, les Gallois sont encore meilleurs, et n’ont peut-être pas fini leur mue.

Forts d’un système défensif extrêmement performant, réalistes à souhait, les hommes du jeune capitaine Warburton ne craignent personne, peuvent faire chuter n’importe qui… et surtout les Bleus, car en cas de succès, le XV du Poireau se qualifierait alors pour la première finale de coupe du Monde de son histoire, tous sports confondus ! A la France de confirmer l’embellie anglaise, pour priver son adversaire de ce rendez-vous avec l’histoire, et de poursuivre sa route. Au petit jeu des statistiques, si le bilan global des confrontations est très équilibré (43 victoires galloises, 42 françaises, 3 nuls), les Bleus ont remporté 9 des 11 dernières rencontres et restent sur trois victoires consécutives… mais il s’agira de la première opposition en coupe du Monde, et l’histoire s’écrira samedi matin.

Espérons que le chapitre soit heureux, car souvent, en 1987 et en 1999 après des demi-finales dantesques (victoires face à l’Australie, 30-24, et contre les All Blacks, 43-31), ou en 2007 après un quarts d’anthologie face aux Blacks (succès 20-18), la France n’avait pas su confirmer une semaine plus tard. Gageons que cela sera enfin le cas, car comme nous le disions en ouverture, il serait dommage de s’arrêter en si bon chemin.


LES EQUIPES

PAYS DE GALLES
Halfpenny ; North, Jo. Davies, Roberts, Sh. Williams ; (o) Hook, (m) Phillips ; Warburton (cap), Faletau, Lydiate ; A.W. Jones, Charteris ; Ad. Jones, Bennett, Ge. Jenkins.
Remplaçants : Burns, Pa. James, Br. Davies, Ry. Jones, Ll. Williams, St. Jones, Sc. Williams.

FRANCE
Médard ; Clerc, Rougerie, Mermoz, Palisson ; (o) Parra, (m) Yachvili ; Bonnaire, Harinordoquy, Dusautoir (cap.) ; Nallet, Papé ; Mas, Servat, Poux.
Remplaçants : Szarzewski, Barcella, Pierre, Ouedraogo, Doussain, Trinh-Duc, Heymans.

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