International Coupe du monde 2011
Par Baptiste LE BEUX, le 6 octobre 2011.

Nouvelle Zélande – Argentine : l’exploit est-il possible ?

Intouchable en poule, la Nouvelle Zélande a parfaitement abordé sa Coupe du Monde. Cependant, et hormis en 1987, cette équipe n’est jamais parvenue à confirmer son statut de grandissime favori. Difficulté supplémentaire, la perte de leur maître à jouer Dan Carter. Face à des Sud Américains qui peinent à séduire mais qui croient à l’exploit, tout est possible… de là à parler d’exploit !

Eden Park d’Auckland
Dimanche 9 octobre, 9h30. En direct sur TF1


4 matchs, 4 victoires bonifiées, 240 points marqués pour 49 encaissés, 36 essais inscrits pour 6 encaissés… les chiffres sont éloquents, et confirment que la Nouvelle Zélande a plus que bien abordé sa Coupe du Monde. Considérés souvent comme la référence du rugby mondial, les All Blacks tiennent parfaitement leur rôle sur leurs terres et se placent plus que jamais comme le grand favoris de la compétition… seulement voilà, et même si cette édition 2011 est particulière, car se déroulant dans leur pays, les Néo-Zélandais ont toujours eu ce statut avant les évènements mondialistes, de même qu’au sortir des phases des poules… et pourtant, ils n’ont été sacrés qu’une fois, en 1987.

Alors oui, le XV à la fougère argentée est considérée comme l’équipe à battre, mais il n’en demeure pas moins que plusieurs formations sont parvenues à le faire en quarts, en demies, et même en finale. Aussi, et tant que les Blacks n’auront pas brandi le trophée William Webb Ellis, personne ne pourra dire si la Nouvelle Zélande est bien le candidat annoncé au titre. D’autant que la phase de poule aura jeté le doute sur l’équipe et provoqué la crainte de toute une nation. Pas au niveau du jeu, des velléités offensives et de la fougue de ses protégés, non, mais en raison de la blessure d’un homme, non d’un dieu vivant au pays au long nuage blanc : Dan Carter !

Victime d’une déchirure aux ischio-jambier à l’entraînement, alors qu’il devait fêter son premier capitanat face au Canada, celui qui est considéré comme le meilleur ouvreur du monde a fait ses adieux à sa Coupe du Monde le 2 octobre et laisse un vide au poste d’ouvreur. Non pas qu’il n’y en ait pas de talentueux sur cette terre si riche de pépites, mais pas qui ait son aura. « Un être vous manque et tout est dépeuplé »… non, car place est faite à Colin Slade, auquel il faudra apporter tout le soutien nécessaire, lui qui porte désormais une pression immense sur les épaules, celle de conduire le jeu de la Nouvelle Zélande et de remplacer l’idole de la nation. Il a déjà celui de son prédécesseur, les autres devraient suivre.

Joueur talentueux, Colin Slade, a été la doublure de Carter que ce soit chez les All Blacks ou à Canterbury, et a donc bénéficié de l’influence de ce qui se fait de mieux au poste d’ouvreur. De l’ombre, il a une occasion rêvée d’entrer dans la lumière, et encadré par des demis de mêlée d’expérience (Cowan ou Weepu) et une ligne d’attaque de feu (Nonu, Smith, Williams, Muliana, Dagg…), il devrait être capable de tirer son épingle du jeu. S’il ne fut pas étincelant face au Japon et Canada en poule, il aura ce dimanche, et face à l’Argentine, l’occasion de confirmer tout le bien que l’on pense de lui.


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Décevant face au Japon et au Canada, Colin Slade aura l’immense tâche de remplacer Dan Carter, blessé pour le reste de la compétition. Enorme motivation ou pression trop forte à supporter ? Réponse, ou premier élément de réponse ce dimanche face à l’Argentine.

Et il faudra être bon, car ce sont des Pumas qui auront envie de faire beaucoup mieux qui se présenteront sur la pelouse. Car si l’Argentine confirme son statut de nation devenue majeure dans le paysage rugbystique mondial, avec une troisième qualification pour les quarts de finale (la deuxième consécutive), leur troisième place lors du Mondial français en 2007 semble bien lointaine. Si la courte défaite en ouverture face à une Angleterre en panne d’inspiration (9-13) pouvait être prometteuse, la suite du parcours fut sujette à interrogation. Certes large vainqueurs de la Roumanie (43-8), les Pumas n’impressionnaient pas avant de jouer l’Ecosse, principal concurrent à la qualification. Si la victoire était au rendez-vous (13-12), ce fut au bout du suspens pour un résultat pas forcément logique. Peu importe, les Argentins n’avaient plus qu’à écarter la Géorgie pour filer en quart, et là encore, la tâche ne fut pas simple. Un petit 25-7 assurait la place des Sud-Américains en phases finales, mais laissait beaucoup de questions en suspens.

L’Argentine a perdu beaucoup de joueurs ces dernières saisons, Pichot et Corletto en tête. Des cadres sont blessés, Hernandez et Fernandez Lobbe, et les autres mentors ne parviennent pas à avoir leur aura habituelle (Ledesma, Albacete, Leguizamon, Contepomi). Cela fait beaucoup pour une nation certes talentueuse, mais encore limitée à disputer quelques tests par ci par là, et donc obligée de ronger son frein et d’effectuer une progression au ralenti. Tout porte donc à croire que le parcours des Gauchos devrait se terminer ce dimanche face aux Néo-Zélandais. Pourtant les Sud-Américains, fidèles à leur tradition et à leur mental de guerrier, ne lâcheront rien et croient à l’exploit.

Car c’est bel et bien un exploit qu’il faudra pour s’imposer face aux Néo-zélandais, d’autant que le passé entre les deux nations est largement en faveur des Blacks. 12 victoires en 13 confrontations, un match nul 21-21 en 1986 à Buenos Aires, un score moyen confortable de 45-14… les statistiques sont sans appel. Hasard de l’histoire, les deux formations ne se sont affrontées qu’une seule fois en Coupe du Monde, c’était en 1987… en Nouvelle Zélande… et les All Blacks s’étaient imposés 46-15. L’histoire se répètera-t-elle ?


Nouvelle Zélande
Muliaina ; Jane, Smith, Nonu, S.B. Williams ; (o) Slade, (m) Weepu ; McCaw (cap.), Read, Kaino ; Thorn, Whitelock ; O. Franks, Mealamu, Woodcock.
Remplaçants : Hore, B. Franks, A. Williams, Vito, Cowan, Cruden, Toeava.


Argentine
Rodriguez ; Camacho, Bosch, Contepomi (cap), Agulla ; (o) Fernandez, (m) Vergallo ; Leguizamon, Senatore, Cabello ; Albacete, Carizza, ; Figallo, Ledesma, Roncero.
Remplaçants : Creevy, Scelzo, Ayerza, Campos, Lalanne, Amorosino, Imhoff.


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Vainqueur de l’Ecosse, 13-12, pour empocher son billet pour les quarts de finale, l’Argentine confirme son statut de nation devenue majeure, mais laisse beaucoup de questions en suspense. La première, est-elle capable de réaliser un exploit pour éliminer les Blacks de leur Coupe du monde ?
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