International Coupe du monde 2011
Par Baptiste LE BEUX, le 23 octobre 2011.

Coupe du Monde, finale : si près… si loin

Malgré son match le plus abouti de la compétition, le XV de France s’est incliné pour un petit point en finale de la Coupe du Monde. Maîtrisant la rencontre, grâce à une conquête de qualité, les Bleus se sont cependant heurtés à une formation toujours difficile à jouer sur les rucks. Résultats, les Français ont été ralentis quand il le fallait, et n’ont pu faire plier le pays hôte. La Nouvelle Zélande a réussi son pari, gagner son Mondial, comme 24 ans avant les Blacks de 87 y étaient parvenus. Bravo à eux, et merci aux Bleus.

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Au terme d’une superbe finale, à l’issue dramatique, Thierry Dusautoir et la France ne peuvent que passer près de « Bill », sans pouvoir le brandir. Pourtant, entre ce moment et le début de la rencontre... (Crédit photo : Presse Sports)

C’était écrit, ou du moins tant attendu avant le coup d’envoi de la compétition, les Blacks devaient être sacrés pour leur Coupe du Monde, dans leur antre de l’Eden Park d’Auckland. Cela a été le cas, et pourtant… exit le visage séduisant qui a fait la légende de cette équipe mythique, pour se limiter au minimum, à l’efficace. Dans les rêves les plus fous de tous les supporters tricolores, sûrement moins dans ceux des membres du staff ou du XV de France, une finale France – Nouvelle Zélande serait un aboutissement extraordinaire. Ce fut le cas, et pourtant… avec deux revers en phase de poule, les Bleus atteignaient les quarts, mais inquiétaient. Hormis une première période de haut niveau face à l’Angleterre, les Tricolores atteignaient donc la finale mais ne rassuraient pas vraiment.

Ainsi, avant la rencontre, tout était réuni pour que les Néo-zélandais, impressionnants de maîtrise depuis le début da la compétition, l’emportent et imitent leur glorieux aïeux de 87. Mais c’étaient pourtant les Français qui attaquaient la rencontre tambour battant, à l’image du match de poule (perdu 37-17), mais là où ils avaient rapidement baissé de pied, ils réussirent ici à maintenir la cadence. Malheureusement, sur sa première véritable munition, la Nouvelle-Zélande inscrivait le premier essai du match. Sur une touche à 5 mètre de la ligne française, Kaino, plus haut que tout le monde en fond d’alignement, servait le pilier Woodcock dans l’intervalle, sans opposition. Weepu manquait la transformation, mais les Blacks étaient déjà en tête. Signe fort, c’est sur une phase de jeu où ils ont été grandement malmenés que les Blacks firent la différence.

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... ils faisaient face avec une rare intensité au Kapa O Pango des Blacks... (Crédit photo : Presse Sports)

A l’image de cette entame, la France poursuivit son travail sans pour autant parvenir à concrétiser ses actions, mais à seulement 5-0 à la pause pour leurs adversaires, tous les espoirs étaient permis. Et ce n’est pas la pénalité de Donald à la 46ème, et qui donnait 8 longueurs d’avance aux joueurs en noir qui mettaient à mal l’état d’esprit tricolore. Mieux, elle accentua l’envie des Bleus qui finissaient enfin par trouver la faille 1 minute plus tard, grâce à un essai du capitaine Dusautoir, impeccable, parfaitement servi par Rougerie et aplatissant au pied de poteau. La transformation de Trinh-duc ramenait les Bleus à une longueur de leur adversaire.

Loin du match de poule où la France avait subi la supériorité néo-zélandaise, en ce dimanche 23 octobre 2011, les rôles étaient inversés. Incapables de se défaire de la pression française, les hommes de Graham Henry oublièrent leur jeu tellement léché au vestiaire, pour offrir une copie minimaliste, faite en grande partie d’occupation au pied, avec en guest star, Dagg, Donald ou Ellis. A leur décharge, avec l’entrée de Donald à l’ouverture, à la place de Cruden touché au genou, les All Blacks alignaient leur 4ème ouvreur de la compétition, de quoi perdre un peu ses automatismes, surtout si l’homme à tout faire, Piri Weepu, bien présent sur le pré, paraissait absent des débats.

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... ils dominaient les Néo-zélandais en conquête, et notamment en touche...

Cela ne suffira pourtant pas à expliquer l’absence d’envolées du côté océanien, d’autant plus que la France aussi fut contrainte à modifier ses plans. Touché sur un déblayage de McCaw, Parra quittaient ses partenaires une première fois en tout début de rencontre, avant de définitivement sortir à la 23ème minute, remplacé par François Trinh-Duc. Et force est de constater que le quarts et la demie passés sur le banc avaient remotivé l’ouvreur montpelliérain qui a réalisé une prestation trois étoiles. Pourtant, et malgré cet ascendant psychologique, la France n’est pas parvenue à faire plier le pays hôte. Ni par ses assauts répétés, ni par le pied, Trinh-Duc manquant une pénalité de près de 50 mètres à un quart d’heure de la fin de la rencontre.

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... ils marquaient un essai par Dusautoir au pied des perches...

Et ce souvent par la faute de néo-zélandais toujours aussi présents dans les rucks, qui auront su ralentir les Bleus aux moments ou il le fallait. A l’image du capitaine Richie McCaw, les Blacks auront au moins gagné ce combat là, ce qui aura permis d’atteindre leur objectif. Car en effet, c’est sur ce score de 9-8, soit la finale la moins prolifique de l’histoire, que la Nouvelle Zélande remportait son Mondial, 24 ans après son premier titre, toujours sur ses terres, et rejoignait l’Australie et l’Afrique au palmarès des formations sacrées à deux reprises. C’est logique au regard de la compétition et de l’histoire, car elle récompense l’équipe qui rend beaucoup de passionnés de ce sport amoureux du rugby. Et donc félicitations à eux pour l’ensemble de leur œuvre.

Première formation à atteindre la finale avec deux défaites dans la compétition, la France fait tomber un autre record à l’issue de cette finale, celui d’être la première équipe à s’incliner pour la troisième fois à ce niveau après les revers de 87 et de 99. Une statistique bien triste, mais, sur le match, la France aurait sûrement aussi mérité de toucher « Bill » pour la première fois de son histoire. Il n’en sera pas ainsi, mais félicitations aux bleus qui sont passés par tous les états durant la compétition, frisant le ridicule par moment, éclaboussant de leur talent à d’autres, mais toujours fidèles à leur image, combatifs et solidaires. Merci à eux !

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... pourtant, ce sont bel et bien les Blacks, dominés, qui étaient sacrés pour la deuxième de leur histoire !
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