International Coupe du monde 2011
Par Baptiste LE BEUX, le 12 octobre 2011.

Australie-Nouvelle Zélande : entre voisins... explosif !

Personne en Nouvelle-Zélande ne pouvait rêver meilleure demi-finale pour ses All Blacks. D’abord parce que logiquement l’Australie aurait dû sortir première de sa poule et se retrouver dans l’autre tableau, mais faute à l’Irlande… ensuite parce qu’en quart, et au regard de ce qui avait été montré précédemment, l’Afrique du Sud pouvait faire figure de favori. Mais voilà, les Aussies ont arraché la qualification et joueront bien les Blacks pour une demi-finale de gala qui sent la poudre.

Dimanche 16 octobre, 10h.
En direct sur TF1.


Alors que tout le monde attendait les Blacks sans trop trembler en demi-finale, c’est tout de même un grand ouf de soulagement qui a été entendu au terme d’un quart accroché face à l’Argentine, finalement remporté facilement, 33-10, mais tendu jusqu’à l’heure de jeu. En effet, avant l’essai de Reid à la 67ème minute, les locaux ne menaient que 18-10 face à un adversaire à qui l’ont promettait l’enfer. Reviens alors, comme un poids trop lourd à porter au pays du long nuage blanc, la lancinante question de l’absence de Dan Carter, dépositaire de génie du jeu des Blacks.

Oui, cela s’est ressenti sur le jeu de la nouvelle Zélande. Moins inspirée qu’à l’accoutumée, brouillonne derrière, la formation à la fougère argentée est orpheline mais pas abandonnée. Menée tant bien que mal par Colin Slade qui a fait ce qu’il a pu jusqu’à sa sortie prématurée à la 33ème minute, il y a eu un indéniable mieux à la rentrée du jeune mais prometteur Aaron Cruden. Il n’y a qu’un seul Dan Carter, les Blacks le savaient, cela a été confirmé, mais ils savaient aussi qu’il fallait faire sans lui pour le reste de la compétition, et cela s’est fait sans trop de dégâts. Pour la suite de la compétition, les Néo-Zélandais seront toujours plus ou moins handicapés dans ce secteur de jeu, mais peuvent compter sur la prise de pouvoir de Piri Weepu, irrésistible face aux Pumas, et devenu le chef de file de l’inspiration Black.

Au four et au moulin, le demi de mêlée a plaqué, gratté, percé, buté, mené… un match plein et garantie de poids pour la demi-finale, et peut-être plus. D’autant qu’ailleurs, les hommes de Graham Henry n’ont pas connu de grosses difficultés. Aucun ballon perdu sur les regroupements, pourtant face à une référence au monde sur les grattages de ballons, une conquête efficace (cinq ballons gagnés sur lancé adverse, pas de problèmes en mêlée). La Nouvelle-Zélande a fait ce qu’il fallait pour passer, pas plus, mais il faudra beaucoup plus ce dimanche pour atteindre la finale et poursuivre son rêve

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En l’absence de Dan Carter, la Nouvelle Zélande s’est trouvé un nouveau leader de jeu avec Piri Weepu, irrésitible et au four et au moulin face aux Pumas. Tout le pays au long nuage blanc espère qu’il saura mener les All Blacks à la victoire face aux Australiens... avant de brandir Bill !

Car ce n’est autre que le frère ennemi Wallaby qui pointe le bout de son nez. Si tout le monde pensait ou rêvait d’affronter les Australiens en finale, c’est en demie qu’il faudra batailler face au voisin, la faute à une équipe d’Irlande surprenante en poule, terminant première et envoyant les hommes du néo-zélandais Robbie Deans dans le tableau des Boks et des Blacks. Motivation supplémentaire pour une formation qui vient de remporter son premier Tri nations depuis 2001, et qui rêve de marcher sur les pas de ses illustres prédécesseurs, sacrés en 1991 (12-6 face à l’Angleterre) et en 1999 (35-12 contre la France).

Si les prestations en phases de poule ne garantissaient pas aux Wallabies une issue positive, le quart contre l’Afrique du sud offrait de toutes autres possibilités. D’abord parce qu’une victoire face aux Springboks est toujours gage de bonne santé, surtout lorsque l’on joue contre nature et que l’on fait le pari de tenir en défense face à des monstres avides de percussions. Laissée au vestiaire l’inspiration géniale de ses lignes arrières pour faire place à un bloc défensif infranchissable.

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A l’image de James O’Connor au plaquage sur Jaque Fourie, la défense des Wallabies a fait des merveilles face aux Springboks. Il faudra pourtant montrer un tout autre visage face au voisin néo-zélandais, autrement plus armé pour contourner les défenses.

Réalistes, les Australiens ont fait le trou en début de match sur deux incursions dans le camp adverse (un essai de Horwill à la 12ème puis une pénalité de O’Connor à la 17ème), et fait le dos rond tout le reste de la rencontre face aux assauts de leurs adversaires. 63 minutes plus tard et 142 plaquages assénés, l’Australie battait l’Afrique du sud 11-9, dans une rencontre archi dominée par des Boks empêtrés dans un jeu axé sur la force physique dans l’axe, jouant au près et enchainant les regroupements, où le troisième ligne australien Pocock, insatiable gratteur, s’en donna à cœur joie. Une erreur, car sur le seul ballon écarté, Fourie plongeait dans l’en-but pour un essai refusé, certes, mais il y avait la place au large.

Pari payant en quart, cela ne devrait pas être le cas en demie, face à une formation autrement plus armée et plus habile pour contourner les défenses que les représentants de la Nation arc en ciel. Le match sent d’ores et déjà la poudre. Dans un contexte marqué par l’absence de l’idole de la Nation Carter, et devant l’incapacité de ses remplaçants à le suppléer, tous les regards se tournent vers le demi d’ouverture australien, Quade Cooper, Néo-zélandais d’origine, mais choisissant la nationalité australienne car ne trouvant pas chaussure à son pied au pays au long nuage blanc. Si, en ajoutant à ce qui en Nouvelle-Zélande est considéré comme une trahison, le fait que ce génial joueur a été capable d’asséner un vilain coup de coude au capitaine Richie McCaw lors du dernier Tri Nation, le célèbre proverbe affirmant que « nul n’est prophète en son pays » prend toute sa valeur.

Mais Australiens et Néo-Zélandais n’ont pas attendu l’éclosion de cette pépite au plus niveau pour entretenir leur rivalité. En voisins qui se respectent, cela fait bientôt 110 ans que les deux nations se livrent des combats acharnés. En 166 confrontations, les All Blacks l’ont emporté à 114 reprises, l’Australie ne l’emportant que 4 fois lors des 21 dernières confrontations, mais 2 fois lors des trois derniers matchs, et surtout la dernière en date pour remporter son premier Tri Nation depuis 2001. Une raison d’espérer, d’autant qu’en coupe du Monde, les Aussies ont gagné les deux rencontres disputées à ce jour, 16-6 à Dublin en 1991 puis 22-10 en demi-finale à Sydney en 2003… mais l’Australie n’a plus gagné en Nouvelle-Zélande depuis dix ans, et une victoire 23-15 à Dunedin. Avec 12 victoires de rang sur ses terres, la Nouvelle-Zélande espère faire du chiffre 13 une issue heureuse… pour disputer la finale de sa coupe du Monde, comme en 1987, et comme cette année-là, la remporter…

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